COMMUNIQUES DE PRESSE


Communiqué de presse

 

Le Collectif d'informations et de recherches cannabiques (CIRC) de Lyon et plusieurs organisations (Jeunes Ecologistes Lyonnais, Europe Ecologie les Verts, La Ligue des Droits de l'Homme, AIDES et FAC Verte) vous invitent à leur rassemblement festif annuel pour réclamer une réforme de la politique en matière de cannabis.

 

Le samedi 24 juin 2017 de 18 h 00 à 1 h du matin, Parc des Berges, Lyon 7e

               (Entrée(s) : Rue Jonas Salk Lyon 7e, Quai du Canada, Tram T1 Halle Tony Garnier)

Musical entertainment by Bredda Soundsystem

Buvette, buffet, stands d'information, prise de parole

Entrée gratuite !

 

Quoi de neuf pour cette 23e édition de l’« Appel du 18 joint » ?

 

À l'international, de nombreux changements ont eu lieu depuis un an. L'Afrique du Sud légifère sur le cannabis récréatif et le Canada est bien engagé dans cette voie (légalisation prévue pour juillet 2018). C’est aux États-Unis que l’on observe le plus d’avancées : quatre nouveaux États ont légalisé le cannabis récréatif (Californie, Massachusetts, Maine et Nevada) ; La Floride, l’Arkansas, le Montana et le Dakota du Nord approuvent la légalisation du cannabis pour usage médical, que désormais 29 États autorisent. L'Argentine et le Mexique font de même. En Europe : aux Pays-Bas, un projet de loi de légalisation de la culture du cannabis est en cours. En Belgique, le PS et le parti Ecolo sont favorables à une réglementation du cannabis et une proposition de loi est déposée en ce sens. L'Allemagne autorise la prescription de cannabis thérapeutique, comme la Macédoine et l'Irlande; en Italie, l'armée se charge de la production à des fins médicales. En Suisse, un nouveau marché explose : celui du cannabis légal, à faible taux de THC et fort taux de CBD. La légalisation du cannabis récréatif est testée localement (Berne, Lausanne...). Même la Turquie se bouge en régulant, dans 19 provinces, la culture du cannabis à des fins médicales ou scientifiques, pour contrer les productions illégales.

 

Et la France ?

Immuable prohibitionniste, elle pourrait commémorer les 100 ans (!) de la loi du 12 juillet 1916 “concernant l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneuses” qui fait de l’usage de stupéfiants, dont le cannabis (“le haschich et ses préparations”), un délit. L’usage, le commerce (ou le don) sont sanctionnés d’une amende et/ou de prison (max. 2 ans) et/ou d’une suspension des droits civiques (max. 5 ans). Loi d’inspiration répressive, votée en catimini et sans débat public, qui sanctionne un délit comme un crime : que de points communs avec la législation actuelle, la Loi de 1970 (et suivantes), parmi les plus sévères d’Europe... La prohibition est décidément bien ancrée dans le paysage français. Mais pour quels résultats !

Qu’on en juge : le cannabis est dans tous les pays occidentaux la drogue illicite la plus consommée, mais la France est championne d’Europe. Parmi les 11-75 ans, près d'une personne sur quatre déclare en avoir déjà fait usage (soit 17 millions) et 11 % des 15-64 ans disent en avoir consommé au cours de la dernière année (soit 4,6 millions). Les jeunes Français sont champions d’Europe de l’usage. En dépit de l'interdit légal, le cannabis est perçu comme aisément accessible en France. La culture d'herbe, jusqu’à présent individuelle et sans but lucratif, prend désormais aussi de nouvelles formes (véritables usines de production de cannabis dirigées par des réseaux criminels). L'offre et la délinquance associée à l'usage de cannabis se transforment rapidement, alors que le coût de la répression imputable à la lutte contre le cannabis (incarcérations comprises) pèse lourdement sur les dépenses publiques : plus de 500 M€ par an, soit 14 fois plus que les dépenses de santé (prévention et prise en charge) évaluées à 36 M€...

 

Contrairement aux idées reçues, la pénalisation de l'usage de stupéfiants n'a pas diminué. Elle est au contraire de plus en plus systématique, à voir la croissance conjointe des interpellations (90 % de celles liées aux drogues concernent le cannabis, contre moins de 60 % dans l’UE), du taux de réponse pénale, du taux de poursuites et des condamnations pour usage en infraction principale : l'usage et la détention de cannabis représentent aujourd'hui un contentieux de masse.

Des travaux concluent même à une “repénalisation” de l'infraction d'usage simple en France dans la période récente qui, cependant, ne se traduit pas par une hausse des peines de prison, au contraire. Des mesures alternatives aux poursuites sont appliquées : rappels à la loi ou mesures sanitaires. La privation de liberté devient rare pour simple usage mais représente quand même encore plus de 1420 incarcérations en 2014. De fait, l'usage de stupéfiants est depuis plusieurs années de plus en plus traité par des peines d'amende et c’est dans ce contexte que G. Collomb, ministre de l’Intérieur, propose de sanctionner l’usage de cannabis par une simple contravention. Une petite avancée si elle s’accompagne d’une non-inscription au casier judiciaire, mais on peut craindre qu’elle n’ait d’autre finalité que de faciliter la répression en rendant la procédure plus expéditive. L’amende, plus systématique, va peser sur les usagers les plus précaires, les plus jeunes, et les minorités ethniques, surreprésentées dans les interpellations lors de contrôles d’identités sur la voie publique...

 

Il est clairement établi que l’approche répressive en matière de drogue en général et de cannabis en particulier a échoué à limiter usage, production et trafic. En raison de son inefficacité, des atteintes aux libertés qu’elle provoque, de son iniquité, des désordres sociaux qu’elle génère, elle s’avère en totale contradiction avec les principes d’efficacité, de liberté, de justice sociale, d’égalité des citoyens devant la loi censés fonder la vision “libérale-progressiste” du président, du gouvernement et de la majorité de l’Assemblée nationale. À voir si ce ne sont, encore, que des mots, ou si la France va enfin traiter justement et intelligemment le sujet.

 

En France, les usagers de cannabis et tous les citoyens indignés par l’absurdité criminelle de la prohibition sont invités à participer :

-      à l’Appel du 18 joint le 24 juin à 18 H

-  à la campagne “Support, don’t punish” (“Soutenez, ne punissez pas”), le 26 juin. http://supportdontpunish.org/fr/

       - et à signer la pétition : « Politiques publiques des drogues : lançons un débat citoyen ! » http://www.mesopinions.com/petition/politique/politiques-publiques-drogues-lancons-debat-citoyen/28564

Communiqué de presse du CIRC Lyon

Marche Mondiale du cannabis 2017

 

Les antiprohibitionnistes du monde entier se rejoignent le samedi 29 avril pour la "Marche mondiale du cannabis 2017" pour revendiquer une réforme de la politique en la matière.

 

Depuis 2001, le Collectif d'Information et de Recherche Cannabique de Lyon (CIRC), les Jeunes écologistes lyonnais, Europe Ecologie - Les Verts, la Ligue des Droits de l'Homme, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Les Jeunes Radicaux de Gauche, le syndicat étudiant écologiste Fac Verte, l'association de lutte contre le sida AIDES, ainsi que les associations Ananda et Cie., Livity reggae et Bredda Sound System participent à la Marche Mondiale du Cannabis 2017, qui se tient entre fin avril et mi-mai, dans plus de 300 villes de 40 pays.

 

Inlassablement, les partisans d'une réforme de la législation sur les drogues exigent des alternatives à la prohibition afin de faire advenir une politique juste, cohérente et humaine encadrant les usages récréatifs et médicaux du cannabis en particulier et des drogues en général.

 

Cette 16e édition de la Marche mondiale se déroule cette année à Lyon et à Paris, entre les deux tours de l’élection présidentielle française, dans un contexte pour le moins particulier.

 

À l'international, de nombreux changements ont eu lieu l'année écoulée. Les Pays-Bas réglementent la culture du cannabis, le Canada est bien engagé dans la légalisation, prévue pour juillet 2018. La Turquie autorise la culture de cannabis dans certaines provinces, l'Afrique du Sud légifère sur le cannabis récréatif. Aux États-Unis, malgré les incertitudes autour de l'élection de Trump, quatre nouveaux États ont légalisé le cannabis récréatif (Californie, Nevada, Massachusetts, Maine) et désormais 29 États autorisent le cannabis médical (soutenu à 100 % par Trump). L'Argentine et le Mexique ont fait de même, ainsi que l'Allemagne, la Macédoine et l'Irlande, tandis que l'armée italienne s'essaye à la production à des fins médicales ; la Suisse vend de l'herbe à fort taux de CBD et teste localement (Berne, Lausanne...) la légalisation du cannabis récréatif.     

 

Qu'en dit la France ? Son immobilisme persistant contraste de plus en plus fortement avec le monde qui bouge. Le spray Sativex n'est toujours pas disponible à la vente et l'intolérable arbitraire de la loi condamne en appel une malade usagère de cannabis à 6 mois de prison avec sursis et une amende (Vaucluse) tandis qu'une autre se voit dispensée de peine (Nîmes). Pendant ce temps, l'ancien patron de la lutte antidrogue en France, François Thierry, est poursuivi en justice pour avoir organisé un trafic de 7 tonnes de cannabis ! Quand on mène une lutte vaine, forcément, on finit par disjoncter...

Nous savons, hélas, qu'aucun des deux prétendants à l’investiture suprême ne prévoit de réforme du statut du cannabis qui était pourtant, pour la première fois, au programme de quatre candidats de la primaire socialiste. Tandis que Mme Le Pen souhaite accentuer la répression, déjà massive et socialement délétère, M. Macron s’aligne à minima sur les propositions de la MILDECA préconisant une contraventionnalisation du primo-usage, l’usage régulier restant toujours poursuivi pénalement.

La logique répressive devrait ainsi rester la norme, ce qui est dommageable quand on considère ses effets délétères sur la santé publique, l’écologie, la sécurité et les libertés publiques. Si M. Macron devient le prochain président (on n'ose imaginer une autre issue), il sera toutefois le premier à s'être prononcé favorablement auparavant pour un débat sur la légalisation, et son revirement est incompatible avec son progressisme affiché et sa défense des libertés.

 

Cette marche mondiale 2017 vient donc opportunément rappeler aux deux finalistes de la présidentielle combien cette réforme est impérieuse et urgente.

 

 

C'est pourquoi nous revendiquons encore et toujours des mesures déjà effectives ailleurs :

 

- Dépénalisation de la consommation, de la possession et de l'autoproduction pour usage personnel

- Information cohérente et objective sur les effets et les modes de consommation réduisant les risques

- Prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté

- Prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique

- Régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis

- Réforme de la politique française en matière de cannabis et l'ouverture d'un débat public sur la loi du 31 décembre 1970

 

Tous les indignés par le laxisme prohibitionniste sont vivement invités à venir participer à la Marche Mondiale du Cannabis 2017, qui se tiendra, à Lyon, le samedi 29 avril 2017 à 15 h, depuis la place Carnot jusqu'à la place des Terreaux.

 

Contacts : 06-11-53-10-07 - circ-lyon@no-log.org

 

http://www.circ-lyon.fr/marche-mondiale-cannabis/

https://www.facebook.com/events/1977449895818483/

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 Chez les Pécresse, le cannabis devient une affaire de famille…

CIRC·VENDREDI 23 SEPTEMBRE 2016

 

Doit-on s’étonner en apprenant l’interpellation de Clément Pécresse, fils de la présidente de la région Ile-de-France, pris en flagrant délit joint à la main et en possession de 3 pauvres grammes de cannabis ?

 

S’agissant de la descendance de l’initiatrice du projet imbécile « LSD » (lycées sans drogues), on ne peut que s’en amuser. Et Mme Pécresse de demander « le respect de la vie privée pour son fils majeur et pour sa famille. », elle qui est prête à violer la vie privée de centaines de milliers de jeunes appréciant les effets du cannabis. De les mettre en porte-à-faux dans leurs établissements scolaires et dans leur famille la plupart du temps désinformée, manipulée par certains médias qui, comme M6, propagent les pires âneries sur le sujet à coups de reportages bidonnés.

« La loi s’applique à lui comme elle s’applique à tous », ajoute-t-elle dans le même communiqué. Encore heureux ! Mais gageons que son fiston ne sera certainement pas soumis aux mêmes humiliations que subissent celles et ceux, la majorité, issu(e)s des quartiers populaires et des « minorités visibles », quotidiennement confronté(e)s au harcèlement inutile et vain de la police.

Clément Pécresse est-il en échec scolaire comme sa mère le prétend en évoquant les fumeurs de bédos ? Ou perdu, voire dépressif ? Souffre-t-il de schizophrénie ? Ou est-il comme quelques autres « fils-de » déjà pris la main dans le hasch, simplement amateur des volutes cannabiques ?

Si toutes ces personnalités et leurs enfants osaient enfin révéler leurs goûts en matière de psychotropes illicites, sans doute avancerions-nous un peu plus dans le pragmatisme et envisagerions-nous plus sereinement d’abandonner le dangereux et implacable dogme prohibitionniste. En choisissant de suivre le désormais nouvel exemple nord-américain de régulation des filières thérapeutiques et récréatives du chanvre/cannabis, par exemple…

 

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE  

M. Bernard de La Villardière récidive sur M6

CIRC·MARDI 20 SEPTEMBRE 2016

 

Voici une vingtaine d’années, l’émission d’M6 Zone Interdite nous affligeait d'un épouvantable reportage sur le cannabis, après avoir osé demander les judicieux conseils du CIRC. Grand mal lui en avait pris. Notre association s’était alors employée à appeler ses nombreux(euses) adhérent(e)s et soutiens à se manifester auprès de la rédaction afin de protester. Celle-ci en parle encore…

 

Dimanche 18 septembre, M. Bernard de La Villardière récidivait dans son émission Enquête Exclusive, en présentant le reportage d’un certain Sébastien Camicasse pour une société de production, Cactus Production, détenue à 51 % par l’État tunisien !

Relevant davantage de la propagande que de l’information, anxiogène à souhait, agrémenté d’une musique digne de films d’épouvante et surtout de commentaires d’une rare bêtise, le journaliste nous explique les dangers d’une prétendue nouvelle variété de chanvre/cannabis récréatif, la « weed ». S’agissant d’un terme anglophone employé pour nommer l’herbe, il n’hésite cependant pas à répandre des allégations, au risque de se discréditer. Visitant, en caméra cachée, une chaîne de growshops, magasins spécialisés dans le jardinage d’intérieur, il oublie de préciser le nombre d’emplois qu’ils génèrent dans notre pays. Un exemple de ce que cette filière pourrait apporter économiquement alors qu’on ne cesse de chercher de nouveau moyen de développement.

 

Nous n’échappons bien évidemment pas au témoignage du fumeur repenti, se présentant comme un adolescent fragile, schyzophrène , « victime » du cannabis. L’objet de ce « documentaire » n’était visiblement pas d’informer mais bien de saper la montée en puissance des propositions de régulation de la filière cannabique, qui commencent à poindre de la part de la société civile et parmi quelques encore rares responsables politiques.

Quant à la présence du Dr Amine Benyamina, éminent addictologue, nous ne pouvons que la regretter étant donné ses positions pragmatiques en la matière. Si une profonde réforme des lois sur les stupéfiants finira par aboutir avec, pour commencer, celle du chanvre/cannabis, il est manifeste que ses opposant(e)s ne lâcheront pas et tenteront, comme c’est le cas avec ce genre de reportage, d’intoxiquer un peu plus un débat demandant un minimum de sérieux et de sérénité. Comme le firent en leur temps les croisé(e)s homophobes du Mariage pour tous, ceux de la guerre à la drogue iront de leurs mensonges et contre-vérités. Ils/elles n’hésiteront pas à réfuter l’évidence : leur combat est un échec, leur système une hérésie dont on mesure quotidiennement les désastreuses conséquences dans les quartiers populaires, dans les prisons et les services de soins.

 

Sans doute un jour devront ils/elles rendre des comptes et s’expliquer.

 

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Samedi 25 juin : Support, don’t punish !

CIRC·VENDREDI 24 JUIN 2016

 

Samedi 25 juin a lieu partout dans le Monde l’opération Support, don’t punish ! L’occasion de manifester son soutien aux usagers des drogues contre lesquels la société mène depuis des décennies, une guerre infâme aux effets délétères.

À Paris, c’est Place de la République que le CIRC et Cannabis sans Frontières donnent rendez-vous à tous les défenseurs des libertés individuelles à partir de 16h à tous les défenseurs des libertés individuelles pour une photo collective qui ira rejoindre sur le site organisateur, les milliers d’autres réalisées de par le Monde.

 

Cet événement se joindra à l’anniversaire de l’association Techno Plus qui fêtera ses 20 ans dès 14h au même endroit.

Parce qu’il est temps de changer de politique des drogues,

Parce qu’aucune plante n’est illégale,

Nous appelons à la convergence des stups !

STOP LA PROHIBITION !

 

 

Fédération des CIRCs

Communiqué de presse

APPEL DU 18 Joint 2016

 

Le Collectif d'information et de recherche cannabique (CIRC) de Lyon et plusieurs organisations (Jeunes Ecologistes Lyonnais, Europe Ecologie les Verts, Le Nouveau parti Anticapitaliste, La Ligue des Droits de l'Homme, AIDES, Les Jeunes Radicaux de Gauche et FAC Verte) vous invitent à leur rassemblement festif annuel pour réclamer une réforme de la politique en matière de cannabis.

 

Le samedi 18 juin 2016 de 18 h 00 à minuit, Parc des berges, Lyon 7e

(Entrée : Rue Jonas Salk, Lyon 7e, Tram T1 Halle Tony Garnier)

Musical entertainment by Bredda Soundsystem & Friends

Buvette, stands d'information, prise de parole

 

Nous y sommes : cette 22e édition de l’« Appel du 18 joint » du CIRC se déroule exactement 40 ans après celui qu’avaient lancé diverses personnalités dont des politiques. Court extrait de l’appel originel : « Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple "joint" de cannabis peut vous conduire en prison » (...) « Des milliers et des milliers de personnes fument du cannabis », en tous lieux, même en prison, et « tout le monde le sait ». L’Appel dénonce « ce silence hypocrite » et appelle à une dépénalisation sur le modèle des Pays-Bas ».

 

Constat désespérant d’une société figée... où la même cause engendre — et aggrave — les mêmes effets : aujourd’hui, le nombre d’usagers de cannabis dépasse le million et les jeunes Français sont champions d’Europe de la consommation, malgré une répression accrue : explosion du nombre d’interpellations pour cannabis (x 7 entre 1990 et 2010) et un ciblage (si facile) des usagers simples (40 % des interpellations en 1985, 90 % aujourd’hui) et des minorités ethniques ; et sans indulgence de la justice, contrairement aux idées reçues, puisque le taux de réponse pénale est passé de 79 à 97 % entre 2001 et 2013 et dans les condamnations pour affaires de stups, la part de l’usage a triplé entre 2002 et 2013 (de 22 à 59 %) soit 33.645 personnes condamnées pour usage (cannabis en majorité) en infraction unique ! 6 % des condamnations délictuelles prononcées sur une année... Tandis que les services chargés de la répression (OCTRIS, douanes), en concurrence pour vider la mer du trafic avec une petite cuillère, finissent parfois par s’y brûler les ailes, par corruption (affaire Neyret) ou en y participant sans complexe (affaire François Thierry), afin d’enjoliver leurs activités stériles.

 

L’espoir renaît quand le Pr Dautzenberg, éminent pneumologue, se prononce pour une légalisation contrôlée du cannabis et préconise avec bon sens une stratégie de réduction des risques (« mieux vaudrait un joint d'herbe sans tabac »), ou encore quand les malades atteints de sclérose en plaques (SEP) attendent la vente effective du Sativex, spray à base de cannabis. Mais hélas le premier se fait rapidement rappeler à l’ordre par les gardiens du dogme, comme l’Académie de médecine, et celle-ci est sans doute derrière le retard de la commercialisation du Sativex...

 

Un contraste saisissant avec l’étranger où l’on peine à suivre les nombreux changements : l’Uruguay, premier pays au monde à avoir complètement légalisé le cannabis, autorise la culture privée du cannabis commercial, et aux États-Unis, la DEA envisage une déclassification du cannabis ; l’Allemagne, le Canada, la Croatie, la Colombie, le Mexique autorisent le cannabis thérapeutique ainsi que l’État de New York et bientôt celui de l’Ohio.

Un mouvement réformiste mondial qui démontre qu’aucune loi n’est sacrée ; s’il est nécessaire d’obéir aux lois justes, il est inversement légitime de désobéir aux lois injustes comme celles sur les drogues en général et le cannabis en particulier, pour ne pas se rendre co-responsable des injustices qu’elles entraînent.

 

Les lois injustes peuvent être destituées ou réformées par ceux auxquels elles s’appliquent, mais pas seulement : c’est pourquoi tous les Français ou presque devraient se sentir concernés par une politique qui leur nuit et donc venir participer massivement à l’Appel du 18 joint 2016, qu’ils soient :

 

- un simple quidam, victime potentielle d’une balle perdue

- un riverain, importuné par un trafic incessant

- un parent, inquiet pour ses enfants et démuni par le tabou persistant pour leur tenir un discours d’interdit cohérent

- un élève, incité à acheter du cannabis à la sortie de l’école

- un adulte, infantilisé par une prohibition paternaliste

- un contribuable, outré par un tel gaspillage d’argent public

- un citoyen, concerné par l’état de la société dans laquelle il vit

- un démocrate, soucieux de lois justes et respectueuses des droits

- un républicain, préoccupé par l’ordre et le respect de l’autorité.

Communiqué de presse du CIRC Lyon

Marche Mondiale du cannabis 2016

Samedi 30 avril 2016

 

Les antiprohibitionnistes du monde entier se rejoignent le samedi 7 mai pour la "Marche mondiale du cannabis 2016" pour revendiquer une réforme

de la politique en la matière.

 

Depuis 2001, le Collectif d'Information et de Recherche Cannabique de Lyon (CIRC), les Jeunes écologistes lyonnais, Europe Ecologie - Les Verts, la Ligue des Droits de l'Homme, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Les Jeunes Radicaux de Gauche, le syndicat étudiant écologiste Fac Verte, l'association de lutte contre le sida AIDES, ainsi que les associations Ananda et Cie., Livity reggae et Bredda Sound System participent à la Marche Mondiale du Cannabis 2016, qui se tient simultanément dans plus de 300 villes de 40 pays.

 

Inlassablement, les partisans d'une réforme de la législation sur les drogues exigent des alternatives à la prohibition afin de faire advenir une politique juste, cohérente et humaine encadrant les usages récréatifs et médicaux du cannabis en particulier et des drogues en général.

 

Cette 15e édition de la Marche mondiale est d'autant plus bienvenue qu'elle survient dans un contexte international où la mobilisation de la société civile est justement cruciale pour soutenir, encourager et exiger les changements.

 

Ainsi, les négociations préparatoires à la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies (UNGASS) sur les drogues (19-21 avril, à New York) ont enfin consacré les approches sanitaires visant à la réduction des risques et mentionné les possibilités de peines alternatives à la prison... Des avancées appréciables en regard de l'objectif irréaliste d'un monde sans drogue fixé par l'UNGASS en 1998, mais qui restent hélas largement insuffisantes pour parvenir à une politique cohérente et équilibrée : aucune remise en question des conventions internationales, ni d'évocation de la dépénalisation de l'usage.

 

Il y a pourtant urgence. En mars dernier, une commission de 22 experts médicaux, réunis par la célèbre revue scientifique The Lancet et l'université américaine John Hopkins (Baltimore, Maryland), a publié un rapport au constat implacable : les politiques prohibitionnistes menées ces 50 dernières années « ont directement ou indirectement contribué à des violences meurtrières, des maladies, des déportations de population, des injustices et ont miné le droit des populations à la santé », engendrant une hausse des meurtres, des incarcérations excessives, des discriminations raciales et des violations des droits de l'homme. En conséquence, les experts recommandent de décriminaliser l'usage non violent et la possession de toutes les drogues et invitent les États à « basculer progressivement vers un marché régulé des drogues en appliquant une méthode scientifique pour leur évaluation » ("Public health and international drug policy", The Lancet, 24/03/16).

 

"Qu'en dit la France ? Comme toujours, à peine le débat est-il entrouvert - sincèrement ou par opportunisme politique - que des arguments absurdes sont brandis pour le disqualifier, et nos dirigeants, trop heureux d'éviter l'incontournable procès en un prétendu "laxisme", s'empressent ainsi de le refermer. Le statu quo persistant continue donc de produire les mêmes effets : le trafic fleurit, les interpellations flambent, la justice s'engorge, la lutte antidrogue gâche l'argent public (850 M€/an) et les Français sont toujours les champions d'Europe de l'usage de cannabis.

 

C'est pourquoi nous revendiquons encore et toujours des mesures déjà effectives ailleurs :

 

- Dépénalisation de la consommation, de la possession et de l'autoproduction pour usage personnel

- Information cohérente et objective sur les effets et les modes de consommation réduisant les risques

- Prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté

- Prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique

- Régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis

- Réforme de la politique française en matière de cannabis et l'ouverture d'un débat public sur la loi du 31 décembre 1970

 

Tous les indignés par le laxisme prohibitionniste sont vivement invités à venir participer à la Marche Mondiale du Cannabis 2016, qui se tiendra, à Lyon, le samedi 7 mai 2016 à 15 h, depuis la place Carnot jusqu'à la place des Terreaux.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Cannabis : Le Téléphone sonne… faux !

CIRC·MERCREDI 27 AVRIL 2016

 

Selon le Pr Bernard Debré, éminent urologue, député Les Républicains, invité de l’émission Le Téléphone sonne sur France Inter mardi 26 avril « il y a des planteurs de cannabis qui injectent dans les racines, de l’ecstasy pour pouvoir faire en sorte que ce soit un peu plus fort » ?!!?

 

Faut-il en rire ou en pleurer ? Passe encore que de tels propos soient le fait d’individus incultes, n’exerçant aucune responsabilité politique et sans caution scientifique, mais de la part d’un haut représentant de parti qui plus est professionnel de la santé, cela relève de l’incompétence la plus crasse.

 

Voici donc où nous en sommes rendus du fameux débat sur la question du cannabis. D’un côté des voix de plus en plus nombreuses à s’exprimer en faveur d’un changement radical de politique en la matière, appuyées par des arguments désormais incontestables. De l’autre, des partisans d’un système moyenâgeux, criminogène de surcroît et dont chacun peut désormais constater l’échec cinglant : la prohibition.

 

Ce genre d’allégations ne seraient sans doute pas passées si les médias accordaient aux véritables experts que sont les usagers des drogues, la possibilité de s’exprimer librement. Qui mieux que nous est à même d’évoquer cette question ? Assumer nos pratiques ne fait pas de nous des prosélytes, loin s’en faut. Confier aux seuls repentis et usagers problématiques la représentation de la population des consommateurs de drogues est malhonnête et dangereux. Malhonnête parce qu’ils ne sont pas plus de 10% dans ce cas, dangereux parce qu’en niant les 90% restant, on oublie ce qui constitue la principale motivation d’un amateur de produits stupéfiants : LE PLAISIR.

 

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – CANNABIS : LA FUITE EN AVANT

CIRC·MARDI 12 AVRIL 2016

 

Décidément, il est toujours délicat de faire preuve d’un peu de courage politique quand on aborde le sujet du cannabis et  l’abandon de sa prohibition. Il y a quelques jours, c’était M. Patrick Mennucci qui se voyait taclé par sa collègue du PS mais néanmoins concurrente, Mme Samia Ghali. Aujourd’hui, c’est M. Le Guen vilipendé par M. Apparu de Les Républicains. Dans les deux cas, une absence totale de réflexion sur le fond de la question, à savoir que la politique prohibitionniste est un échec complet et qu’il est temps d’en sortir.

 

Les associations d’usagers telles que le CIRC sont plus que jamais disposées à rencontrer les représentants des institutions pour débattre des modalités d’une régulation de la filière récréative et thérapeutique du cannabis, les idées ne manquant pas.

 

 

En attendant, rendez-vous du 19 au 21 avril à New-York City ou se tiendra l’AG extraordinaire de l’ONU sur les stupéfiants à laquelle nous assisterons. L’occasion de débattre des conventions internationales. En attendant, l’on peut signer en ligne l’Appel du 18 Joint.          

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PLUS QUE JAMAIS, LE CIRC SE SENT « MARKSISTE » !

CIRC·LUNDI 11 AVRIL 2016

 

La Fédération des CIRCs s’associe à la douleur de la famille et des proches d’Howard Marks, alias Mr Nice, célèbre contrebandier de cannabis dans les années 70/80 et qui vient de nous quitter.

 

Longtemps recherché par « les stups » nord-américaines – la DEA – puis condamné à 25 ans de prison et incarcéré aux USA dans la prison fédérale de Terre Haute, il finit par être libéré au bout de 7 ans, en 1995. C’est alors qu’il a entamé une nouvelle carrière d’infatigable militant de la cause cannabique, s’intéressant également à la production de graines tant pour un usage récréatif que thérapeutique. Le CIRC avait eu l’immense plaisir de l’accueillir lors d’un rassemblement de l’Appel du 18 Joint au Parc de La Villette à Paris, peu après sa libération, alors que Michka, une autre grande cannactiviste, s’apprêtait à traduire son autobiographie pour Mamaéditions. Le combat pour le respect des Droits et des libertés des cannabinophiles du monde entier continu sans l’un de ses plus fervents partisan. Respect au maximum !

 

* Pétition en ligne réclamant « l’abrogation de l’article L.3421-4 du Code de la santé Publique et la sortie de la prohibition du cannabis »

 

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – UNGASS 2016

CIRC·JEUDI 7 AVRIL 2016

 

Deux représentants d’associations françaises d’usagers, ASUD (Auto-support des usagers et ex-usagers des drogues) et la Fédération des CIRCs (Collectifs d’information et de recherche cannabique), seront présents lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU sur les stupéfiants, l’UNGASS 2016 du 19 au 21 avril à New-York City. Nos deux organisations participeront au forum international organisé par la société civile, au côté des autres délégué(e)s français(es).

 

 

Fédération des CIRCs

Communiqué de presse - OCRTIS : FLICS OU VOYOUS ?

CIRC·DIMANCHE 27 MARS 2016

 

On se souvient encore des images de M. François Hollande fanfaronnant en compagnie de son ministre de l’Intérieur, tandis que des membres de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants) leur présentaient une de leurs « saisies record » de drogue. De la résine de cannabis en l’occurrence. Et notre président de saluer sans rire un « coup fatal porté au trafic ».

Mais le roi est nu et les autorités peuvent toujours pérorer, le constat est sans appel, la prohibition des drogues est un échec total et ses conséquences sont de plus en plus inquiétantes. Quand ce ne sont pas les règlements de comptes sanglants et leurs lots de victimes collatérales, ce sont les affaires de corruption de policiers, des BAC (Brigades anti-criminalité), de Marseille pour ne citer qu’un exemple, qui viennent régulièrement occuper les rubriques des faits divers. La dernière en date, et non des moindres, est révélée dans le numéro du 23 mars du Canard enchaîné. L’IGPN (Inspection générale de la police nationale) s’intéresserait en effet de près aux méthodes de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), dont le patron, M. François Thierry, pourrait « sauter » prochainement. Selon le quotidien satirique, il serait de plus en plus difficile de distinguer ses membres de ceux du milieu criminel. Décidée à obtenir des résultats coûte que coûte, l’OCRTIS n’hésite plus à inviter ses indics, les fameux « tontons », à balancer leurs concurrents, avec l’assurance de pouvoir continuer leur business. Comment prétendre alors lutter contre le trafic ?

 

Plusieurs pétitions tournent sur les réseaux, demandant chacune à sa façon que soit reconsidérée la politique française des drogues :

 

La première, lancée par le FAAAT (Fondation Antonin-Artaud pour une approche alternative de l’addiction et des toxicomanies), est intitulée "Défendons le progrès, la santé et les Droits Humains au Sommet mondial des Drogues #UNGASS". Elle appelle la France à adopter, lors de la prochaine Assemblée générale extraordinaire de l’ONU sur la question des drogues, une position plus progressiste, à l’égard des usagers notamment. https://www.change.org/p/jean-jacques-urvoas-d%C3%A9fendons-le-progr%C3%A8s-la-sant%C3%A9-et-les-droits-humains-au-sommet-mondial-des-drogues-ungass

 

La deuxième est une initiative de professionnel(le)s de l’addictologie, les Dr Michel Hautefeuille et Emma Wievorka,  dont les prises de position antiprohibitionnistes ne peuvent qu’interroger sur la légitimité de la prohibition. Son titre a le mérite d’être clair : Il faut légaliser les drogues : prohiber tue. https://www.change.org/p/premier-ministre-il-faut-l%C3%A9galiser-les-drogues-prohiber-tue

 

La dernière s’inscrit dans le cadre du 40e anniversaire de l’Appel du 18 Joint que relance la Fédération des CIRCs. Elle appelle à l'abrogation de l'article L3421-4 du Code de la santé publique et la sortie de la prohibition du cannabis avec l’organisation d’états généraux. https://www.change.org/p/appel-du-18-joint-pour-l-abrogation-de-l-article-l3421-4-et-la-sortie-de-la-prohibition-du-cannabis

 

Chacune a le mérite de poser une seule et même question : qu’attendent les autorités pour enfin se saisir sérieusement de la question des drogues ? Que la société civile s’en empare à son tour peut-être ?

 

 

Fédération des CIRCs

Communiqué de presse - 11 juin 2015

 

Pour la vingt et unième année consécutive, le Collectif d’informations et de recherches cannabiques (CIRC) de Lyon et plusieurs organisations (Jeunes Ecologistes Lyonnais, Europe Ecologie les Verts, Le Nouveau parti Anticapitaliste, La Ligue des Droits de l'Homme, AIDES et FAC Verte) appellent à un rassemblement festif pour réclamer un changement de politique sur les différentes applications du chanvre.

 

Jeudi 18 juin à 18 h 00 jusqu'à 23 h 00, Parc des berges, Lyon 7e

(Tram T1 Halle Tony Garnier)

Musical entertainment by Bredda Soundsystem & Zion High Foundation

Buvette, stands d’information, prise de parole

 

Lancé en juin 1976 par des personnalités et relancé en 1993 par le CIRC, le manifeste de « l'Appel du 18 joint » est encore d'actualité, et ce tant que l'application obstinée d'une politique des drogues inadaptée engendrera d’inéluctables dégâts humains et sociaux et les fera surgir dans l'espace public et médiatique.

 

Qu’on en juge. Selon le rapport 2015 de l’OEDT, la France est toujours n°1 en Europe pour l’usage de cannabis : 1,6 million d'adultes en ont consommé dans l’année, dont 1,3 million de jeunes adultes (15-34 ans). Et ce, en dépit d’une des législations les plus répressives d’Europe : 150.000 interpellations par an pour usage (de cannabis, à 90 %) et plus de 1.000 incarcérations par an pour usage simple ou usage-détention de cannabis qui, à lui seul, représente un tiers du contentieux juridique national ! Selon la police elle-même (OCRTIS), au mieux 20 % des drogues trafiquées sont saisies (et 1 % de leur valeur financière), malgré des moyens substantiels engloutissant les 3/4 du budget des drogues, au détriment de la prévention et du soin. Combinée à la politique du chiffre qui transforme les petits usagers en ressource policière inépuisable et facile à cibler — c’est sur leurs arrestations que sont indexés budgets et primes à la performance —, la lutte antidrogues, inspirée de préjugés raciaux, se voit utilisée à des fins de contrôle des minorités ethniques, interpellées de manière arbitraire et disproportionnée (6 à 8 fois plus que la population blanche, selon une enquête de l’ONG OSJI et du CNRS).

 

Ces constats préoccupants ont suscité diverses initiatives réformatrices : suggestions d’une dépénalisation de l’usage de drogues (rapport Nadal, 2013) et d’une contraventionnalisation de l'usage de cannabis (rapport Le Dain & Marcangeli, nov. 2014) ; préconisation d’une régulation du cannabis (rapport Terra Nova, déc. 2014) et proposition de loi pour le légaliser (E. Benbassa, sénatrice EELV, fév. 2015)… enfin, lancement par l’AFR et le CRAN (avr. 2015) d’une campagne intitulée « Guerre aux drogues, guerre raciale », pour éclairer décideurs et opinion sur la dimension raciale de la lutte antidrogues, qui entretient et aggrave les injustices raciales et économiques.

 

Autant d’initiatives courageuses que nos dirigeants si « Républicains » et soucieux de la cohésion sociale ont ignorées ou enterrées pour sauver les apparences. Sans craindre l’inconséquence, M. Valls déplore les « apartheids sociaux et ethniques » tout en appuyant la guerre à la drogue dans les « zones de sécurité prioritaires », et sans peur du ridicule, M. Cazeneuve promet amendes, GAV (et police montée…) aux acheteurs de cannabis à Saint-Ouen pour dissuader l’usage et assécher un trafic rapportant 2 Mds d’€ par an aux réseaux criminels...

 

Raison et pragmatisme sont eux, comme toujours, à l’étranger. Les Etats-Unis évaluent les dégâts de la guerre antidrogues grâce, entre autres, aux statistiques ethniques : le New York Times appelle à légaliser le cannabis car sa prohibition génère « racisme et criminels »… et révoltés : le harcèlement policier de la population noire est en arrière-plan des émeutes de Ferguson (Missouri) suscitées par le meurtre d’un jeune noir non armé par un policier blanc. Après le Colorado et Washington en 2014, l’Alaska, l’Oregon et Washington DC légalisent l’usage récréatif de cannabis en 2015, tandis que l’usage médical est légalisé à New York, en Colombie Britannique (Canada), au Chili (en cours), en Jamaïque, qui interpelle l’ONU pour déclassifier le cannabis !

En Europe, le modèle des Cannabis social clubs (CSC) espagnols inspire des villes suisses ; il est conforté dans son pays d’origine par une décision de justice, et en Belgique par une étude qui pointe ses avantages. La justice allemande autorise des patients à cultiver du cannabis médical ; en Italie, c’est l’armée qui est chargée de cette activité.

 

En France, les usagers de cannabis et tous les citoyens indignés par l’absurdité criminelle de la prohibition sont invités à participer :

— à l’Appel du 18 joint le 18 juin à 18 h

— à la campagne “Support, don’t punish” (“Soutenez, ne punissez pas”), le 26 juin

et à signer la pétition “Pour un projet ou une proposition de loi en faveur de la légalisation du cannabis”

https://www.change.org/p/responsables-politiques-fran%C3%A7ais-e-s-pour-un-projet-ou-une-proposition-de-loi-en-faveur-de-la-l%C3%A9galisation-du-cannabis

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS BEUH

En introduisant « beuh » – terme désignant en verlan l’herbe – dans son dictionnaire, le Petit Robert participe-t-il lui aussi à la « banalisation du cannabis » comme les partisans de sa prohibition pourraient le prétendre ? Pas vraiment. Il ne fait que dévoiler un secret de polichinelle, à savoir que le chanvre/cannabis est parfaitement intégré dans les mœurs de nos concitoyen(ne)s.

Avec l’apparition sans doute prochaine des mots « cannabistrot », « cannabiculteur » et « cannabinophile », c’est l’iniquité de la loi qui sera révélée et avec elle la nécessité que cette dernière se conforme à l’évolution des mœurs de notre société plutôt que le contraire.

Mercredi 18 juin, de Figeac à Tahiti en passant par Lyon, Marseille, Paris et Poitiers, la Fédération des CIRCs donnera rendez-vous à tous les défenseurs des libertés individuelles à l’occasion du traditionnel Appel du 18 Joint placé, cette année, sous le signe de la sécurité, celle des cannabinophiles mise à mal par le Droit français censé pourtant protéger les citoyen(ne)s.

Un rassemblement pacifique, festif et familial de Très Haute Convivialité…


Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – DROGUES : LA LOI PROTÈGE-T-ELLE

VRAIMENT NOS ENFANTS ?

En proposant comme seule réponse à la manifestation du collectif St Ouen debout !, un renforcement des effectifs policiers, les autorités ont une nouvelle fois démontré deux choses.


La première, c'est qu'il n'y a rien d'autre à attendre qu'une application stricto-sensu de la loi de la part du ministère de l'Intérieur. En s'abstenant de réfléchir à la pertinence du système prohibitionniste et en prenant des mesures dont on sait qu'elles ne produiront aucun effet, si ce n'est déplacer le problème et entrainer de nouvelles guerres de territoire, donc de nouvelles victimes, le ministre de l'intérieur joue parfaitement son rôle de pompier pyromane.

La seconde, c'est justement cette incapacité à entendre la colère légitime des habitant(e)s d'un quartier populaire socialement abandonné. Les solutions proposées ne correspondent nullement à leurs attentes. C'est bien de justice sociale et d'intégration des jeunes au sein de structures culturelles et sportives que réclament les associations et non une énième démonstration de force médiatique.

Le collectif St Ouen debout ! pose la question de la pertinence de la Loi de 1970, une loi criminogène qui fait d'un comportement individuel consenti (l'usage d'une substance interdite) un délit passible de prison. Une loi qui refuse de reconnaitre la réalité culturelle de la consommation de chanvre/cannabis dans nos sociétés occidentales.

Les discours sécuritaires du ministre de la Justice ont été relayés par ceux de la ministre de la santé plus prompte à défendre l'indispensable mise en place de salles de consommation à moindre risque qu'à tolérer un usage ludique (ou thérapeutique) d'une plante somme toute bien peu toxique.

Un paradoxe, une schizophrénie gouvernementale qu'on ne peut, pour une fois, attribuer au cannabis !

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – DROGUES : UNE GUERRE SANS (PEINE DE) MORT ?

2 mai 2015, 13:20

 

Engagés, comme ils se plaisent à le répéter, dans une coûteuse et infructueuse « guerre contre la drogue », les sociétés occidentales se voient aujourd'hui confrontées à l'ignominie de leurs choix politiques en la matière.

 

Comment en effet soutenir une impitoyable prohibition et s'offusquer par ailleurs que dans les pays du Golfe et en Asie notamment, les autorités appliquent ce dogme de la plus radicale des façons ?

 

Il n'est pas là question de juger de la culpabilité ou non des individus menacés d'une exécution car il faut être conscient qu'en matière de drogue, la Loi génère le délit, créant le crime là où il n'y en a pas.

 

Pris à leur propre piège, nos dirigeants gesticulent afin d'épargner des hommes et des femmes que leur aveuglement à ne pas vouloir leur reconnaître de droits condamnent pourtant de fait.

 

Le CIRC dénonce cette diplomatie du cynisme se résumant à dire « faites ce que je fais, et non ce que je dis », en réclamant finalement qu'à la peine capitale soit proposée l'incarcération à perpétuité. Faut-il être sans scrupules pour oser préférer à une exécution, toute une vie entre quatre murs ?

 

Comme toute les guerres, la « guerre à la drogue » provoque la mort de centaines de milliers d'individus. Des usagers d'abord, victimes des conditions dans lesquels ils sont amenés à se procurer et à consommer les substances interdites ; les producteurs ensuite, pris en tenaille entre les trafiquants et les autorités, et les citoyen(ne)s enfin, confronté(e)s aux effets délétères de cette politique (règlements de compte, assassinats, insécurité, mise en danger de la jeunesse, de nos enfants).

 

Seule l'abandon de l'idéologie prohibitionniste mettrait un terme à cette situation insoutenable. Plusieurs pays en Amérique du nord et du sud, s'y appliquent désormais.

 

Cette guerre perdue doit cesser, pour le bien de toutes et de tous pour en finir aussi avec l'irrésistible emprise des réseaux criminels sur nos sociétés.

 

Fédération des CIRCs

Communiqué de presse - 27/04/15


Comme chaque année depuis 2000, le Collectif d'information et de recherche cannabique de Lyon (CIRC) accompagné des Jeunes écologistes Lyonnais, Europe Ecologie Les Verts, La Ligue des Droits de l’Homme, Le Nouveau Parti Anticapitaliste, le syndicat étudiant écologiste Fac Verte, et l’association de lutte contre le sida AIDES (Ainsi que le Jardin d’Eden, Livity reggae et Bredda Sound System) prennent part à la Marche mondiale du Cannabis, qui se déroule simultanément dans une dizaine de villes françaises et près de 300 villes d'une quarantaine de pays. Cet événement international vise à interpeller encore et toujours les dirigeants politiques sur l'importance cruciale d'une réforme de la loi sur les drogues en général et le cannabis en particulier, afin d'en réglementer la production, l'approvisionnement et l'usage, qu'il soit récréatif ou thérapeutique.

 

 De nombreux États ont déjà autorisé l'usage du cannabis à des fins médicales ; l'usage récréatif est dépénalisé dans plusieurs pays d'Europe, et légalisé dans trois États des États-Unis ainsi qu'en Uruguay. Mais cette remise en question grandissante de la prohibition semble encore épargner la France, où le cannabis est pourtant de loin le produit illicite le plus consommé - 17 millions de Français l'ont expérimenté. Certes, on note quelques initiatives bienvenues et isolées de la part de certains élus courageux - comme la proposition de loi de la sénatrice E. Benbassa (EELV) pour réglementer l'usage du cannabis, hélas rejetée, ou l'autorisation du médicament Sativex à base de cannabis, hélas très restrictive.

 

Nos dirigeants restent majoritairement coupables de s'obstiner à accorder une foi aveugle à la loi, alors que chercheurs et intervenants en toxicomanie démontrent et dénoncent l'inefficacité, l'iniquité, l'incohérence et la contre-productivité de son inspiration répressive - qui entraîne plus 170 000 interpellations et 1 000 incarcérations par an.

 

Les décideurs publics sont blâmables lorsqu'ils prétextent avoir le soutien des Français pour faire l'éloge du statu quo et de l'inaction, alors que le rapport 2013 de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle que six Français sur dix estiment que l'on pourrait autoriser l'usage du cannabis sous certaines conditions (pour les usagers majeurs) et l'interdire sous d'autres (avant de conduire, et pour les mineurs) ; 78 % des Français restent opposés à la « vente libre » de cannabis, mais 44 % perçoivent l'interdiction du cannabis comme une atteinte à la liberté (contre 31 % en 2008).

 

Les deux-tiers des Français qui sont d'accord avec les idées du CIRC sont donc vivement invités à le faire savoir aux dirigeants frileux en participant à la Marche Mondiale du Cannabis 2015, dont la déclinaison lyonnaise se tiendra le samedi 2 mai 2015 au départ de la place Carnot à 15 h, jusqu'à la place des Terreaux.

 

Contact : 06-11-53-10-07, circ-lyon@no-log.org

 

24 avril 2015

Enquêtes et études ont beau se suivre et se ressembler, démontrant chaque fois un peu plus l’échec cuisant de la prohibition du chanvre/cannabis, sénateur(trice)s et député(e)s n’en démordent pas. Si ça ne fonctionne pas, c’est que le Droit n’est pas bien appliqué et qu’il doit être durci ! Mais qu’en est-il d’une société criminalisant près de 40 % de la population (1) et pas loin d’un jeune Français sur deux (2).

Dans d’autres pays ou sur d’autres sujets, il n’en faudrait pas plus pour que soit immédiatement remis en cause une législation responsable d’une telle gabegie.

Mais en France, en matière de drogues en général et de cannabis en particulier, rien n’y fait. À un message de tolérance, à une politique pragmatique, on préfère la punition et la culpabilisation pour moitié d’une jeunesse qu’on prétend par ailleurs protéger. Doit-on ensuite s’étonner de la défiance qu’elle manifeste à l’égard des institutions et de la police ?

Combien de temps encore accepterons-nous que nos enfants, cannabinophiles raisonnables pour la plupart, se voient pris en tenaille entre les réseaux douteux qu’ils sont amenés à fréquenter pour se procurer quelques grammes d’herbe ou de résine, et le harcèlement policier quotidien dont ils sont victimes ?

Alors que les interventions policières ridicules et veines au sein d’établissements scolaires semblent se répéter, jetant opprobre et méfiance entre l’administration et les élèves ; que les quartiers populaires et leurs habitant(e)s, souvent issu(e)s de l’immigration, sont toujours plus stigmatisé(e)s et que l’argent brassé par le trafic contribue à alimenter les réseaux criminels en facilitant celui d’armes de guerre, nos dirigeant(e)s maintiennent le cap.

L’abandon progressif par les autorités nord-américaines, d’une politique qu’elles ont imposé au monde entier, devrait pourtant les interroger. De même que les prises de position antiprohibitionnistes de personnalités insoupçonnables telles que d’anciens chefs d’État, ministres, scientifiques, philosophes, entrepreneurs ou humanistes (3).

À cet aveuglement, le CIRC espère que les cannabinophiles seront capables de répondre par une importante mobilisation à l’occasion de la Marche Mondiale du Cannabis le 2 mai un peu partout en France et le 9 à Paris, puis le 18 juin pour le traditionnel Appel du 18 Joint.

Des mobilisations que toutes les organisations cannactivistes ainsi que celles qui les soutiennent, veulent festives et conviviales afin de démontrer une fois de plus que le chanvre/cannabis ne se pose pas en terme de problème sanitaire mais qu’il s’agit bien d’une question culturelle !


(1) 4 personnes sur 10 chez les 15-64 ans selon le récent rapport de l’OFDT et de l’INPES !

(2) 47,8 % des jeunes de 17 ans selon une autre note de l’OFDT.

(3) Rapport de la Global Commission on Drug Policy.

Fédération des Circ



COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POLITIQUE DES DROGUES : L’INTENABLE SCHIZOPHRÉNIE GOUVERNEMENTALE
8 avril 2015

Le récent débat parlementaire au sujet de l’ouverture de salles de consommation à moindre risque donne la mesure de la schizophrénie gouvernementale en matière de politique des drogues. Elle nous en apprend tout autant sur le remarquable aveuglement des députés campés, le plus souvent, sur des positions purement idéologiques.

Or l’idéologie n’a pas sa place en la matière. La question des drogues en France, comme partout ailleurs, doit relever du bon sens, du pragmatisme et non d’une politique dogmatique dont chacun peut à présent constater l’échec et la funeste dynamique qu’elle a entrainés en favorisant le développement des réseaux criminels et en précarisant la vie des consommateurs de substances illicites.

Malgré ce constat désormais dénoncé par des personnalités aussi diverses que d’anciens hauts responsables gouvernementaux – ex-ministres et présidents de pays profondément touchés par les conséquences de cette politique –, des philosophes, scientifiques, humanistes et chefs d’entreprises réunis au sein de la Global Commission on Drugs Policy, on n’en finit pas de s’étonner à l’écoute des propos tenus dans l’Hémicycle.

N’hésitant pas à présenter les expériences menées à l’étranger comme des échecs alors qu’au contraire elles perdurent et se multiplient, à relayer toujours et encore les affabulations dogmatiques des Académies de médecine et de pharmacie, nos députés ne font que démontrer leur formidable incapacité à appréhender la réalité.

La réalité, c’est qu’en matière de drogues la question de l’usage problématique ne concerne qu’un très faible pourcentage des consommateurs. Plus de 80 % d’entre eux sont raisonnables et demeurent invisibles aux yeux des autorités. Ce taux est bien plus important chez les amateurs de la plus populaire des drogues illicites, le chanvre/cannabis.

Les autorités ont beau s’acharner à présenter cette plante sous la problématique sanitaire, la question du cannabis n’a en vérité jamais été autre chose qu’un problème culturel, l’Occident ayant toujours eu du mal à accepter les us et coutumes des civilisations qu’elle s’appliquait par ailleurs à asservir.

La schizophrénie consiste donc d’un côté à proposer l’ouverture de lieux où les injecteurs marginalisés pourraient trouver aide et assistance et, de l’autre, à refuser toute régulation de la filière récréative et thérapeutique du chanvre, comme cela se déroule outre-Atlantique, en enterrant le débat avant qu’il n’ait eu lieu.

Cette position ne pourra être tenue bien longtemps. Comment justifier en effet la criminalisation d’un tiers de la population, 40 % des Français(es) ayant déjà tâté du cannabis, selon les derniers chiffres publiés par l’OFDT et l’INPES ? Comment justifier celle d’une jeunesse qu’on prétend par ailleurs protéger.

Les parents que nous rencontrons ont bien raison de se déclarer inquiets non pas par la cannabinophilie de leurs enfants, mais par les risques que la Loi leur fait courir en les obligeant à fréquenter des réseaux douteux pour s’approvisionner et en les exposant à d’incessants harcèlements de la part de la police.

La question est donc bien de savoir ce que le système prohibitionniste protège actuellement. Les citoyen(ne)s, jeunes ou moins jeunes qu’il persiste à stigmatiser ou les activités des réseaux criminels qu’il dynamise ?

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – AUX RÈGLEMENTS DE COMPTE S'AJOUTE

DÉSORMAIS LA CORRUPTION

Après Lyon, Marseille, Paris, Roissy, c'est à Stains qu'une sombre affaire de corruption de policiers est découverte. Une de plus, démontrant une fois encore les dérives d'un système criminogène devenu incontrôlable.

À cette corruption touchant parfois de hauts fonctionnaires de Police, et plus souvent des groupes d'intervention comme la BAC, il faut aussi ajouter celle, quotidienne, pratiquée sur le terrain lors de banals contrôles. Qu'en est-il en effet de ces milliers de simples usagers et petits revendeurs, harcelés par des agents et soumis au chantage, obligés de leur céder les quelques grammes en leur possession et quelques billets aussi, sous peine de risquer une garde à vue rédhibitoire ?

Il apparait désormais évident que les partisans de la prohibition se font non seulement les alliés objectifs des réseaux criminels dont ils accroissent les profits, mais aussi les promoteurs d'une corruption insidieuse des institutions qu'ils mettent en place. Sans doute devront-ils un jour en répondre devant une opinion publique de moins en moins convaincue par le bienfondé de ce dogme.

Il est plus que jamais temps d'entamer le débat sur la question des drogues en général, et des filières récréatives et thérapeutiques du chanvre/cannabis en particulier, à l'aune d'une amorce d'abandon de la prohibition sur le continent américain. La France comme l'Europe, ne pourra faire l'impasse sur ce sujet.

Ça n'est plus qu'une question de temps… et de courage politique.


Fédération des CIRCs

 LES APPROXIMATIONS ET CONTRE-VÉRITÉS DU PROFESSEUR COSTENTIN

Il ne nous avait pas manqué, il est néanmoins de retour. A la fin du mois de décembre le think tank Terra Nova rendait publique son étude expliquant la nécessité de réguler le cannabis par la légalisation. Cette étude, bien qu’incomplète en ce qu’elle ne recueillait pas l’avis des consommateurs et faisait l’impasse sur l’autoculture, allait dans le bon sens. Près de trois mois plus tard notre cher professeur répond par une tribune sur Atlantico (http://www.atlantico.fr/decryptage/cannabis-mauvais-comptes-font-trou-sante-jean-costentin-2034121.html). Un trimestre, ou presque, lui aura donc été nécessaire pour nous livrer un texte d’un peu plus d’une page. S’agit-il donc d’un texte extrêmement précis et chargé de vérités incontestables ? Et bien non.

« Le cannabis, c'est prouvé, est sept fois plus toxique que le tabac qui tue déjà chaque année 73 000 de ses 13 millions de fumeurs. »

Poursuivons donc le raisonnement du professeur. Il existe en France 4.5 millions de consommateurs de cannabis à fréquence quotidienne, régulière ou occasionnelle. Soit 2.88 fois moins que le nombre de consommateurs de tabac. Le calcul : 73 000 / 2.88 x 7 va donc nous permettre de connaître le nombre de morts annuels par consommation de cannabis. Vous ne le saviez donc pas mais il y a eu, l’an dernier, plus de 177 000 personnes décédées à cause de leur consommation de cannabis. Pourtant le professeur ne va pas si loin, il ne nous donne même pas le nom d’une seule victime. La raison de ce silence est simple : consommé par l’être humain depuis des millénaires le cannabis n’a jamais tué personne. Il n’est donc pas sept fois plus toxique que le tabac. Une étude récente, publiée dans la revue Scientific Reports par des chercheurs Allemands et Canadiens, montre au contraire que la dangerosité du tabac est plus de 15 fois supérieure à celle du cannabis.

Le professeur nous dresse ensuite une liste des conséquences de la consommation de cannabis. Or surprise il s’agit d’un simple copié collé des troubles dont souffre les fumeurs de... tabac. Aucun de ces symptômes ne peut être associé au cannabis si ce n’est quand il est question d’un mode de consommation cannabis + tabac. On ne le dira jamais assez l’herbe peut (et doit) se consommer pure et elle peut en outre être ingérée ou vaporisée, réduisant ainsi les risques potentiels de la combustion.

« Rappelons simplement à nos doux rêveurs de Terra Nova que le cauchemar des maladies mentales représente pour la collectivité un coût annuel de 110 Mds €, soit 5,8% du PIB ! »

Pendant longtemps le professeur Costentin a, comme les autres suppôts de la prohibition, essayé de nous faire croire que le cannabis provoquait la schizophrénie. Nous savons maintenant que c’est totalement faux. Le chef du service addictologie de Brest a, à l’instar d’autres médecins à travers le monde, démonté cette théorie. La courbe de la consommation de cannabis augmente continuellement depuis des décennies, celle des cas de schizophrénies reste stable. Jean Costentin ne parle plus aujourd’hui que d’un facteur aggravant. Mais une contre vérité en remplaçant une autre il nous rappelle le cout pour la société du « cauchemar des maladies mentales », il s’agit ici de l’ensemble des maladies mentales ! Le cannabis, comme semble sous entendre le professeur, serait responsable de TOUTES les maladies mentales ? Un peu plus haut il impute également la baisse de la France au classement PISA au cannabis. Ben Voyons ! A quand une tribune pour expliquer la disparition du rhinocéros blanc par la consommation de cannabis ?

« Pendant ce temps, la première mesure du nouveau président de l'Uruguay, un cardiologue, a été de re-pénaliser l'usage du cannabis... »

Jean Costentin qualifie avec mépris les cannabinophiles de cannabinomanes. On ne peut que déplorer qu’il ne soit pas, pour sa part, « véritomane » (comme le professeur j’affectionne les néologismes poétiques).

Tout d’abord Tabaré Vasquez n’est pas cardiologue mais oncologue. Contrairement au Professeur Costentin je ne dispense pas de cours à la faculté de médecine mais je connais la différence entre un spécialiste du cœur et un spécialiste des cancers.

Alors que l’Uruguay a été pionnier dans la dépénalisation du cannabis dès les années 1970, il a récemment été plus loin en légalisant la substance. Les adultes peuvent désormais choisir entre l’autoculture, l’appartenance à un club et l’achat en pharmacie. Selon Jean Costentin le président aurait non seulement arrêté cette grande avancée sociale mais irait même plus loin revenant 40 ans en arrière en décidant de pénaliser à nouveau l’usage de cannabis. Il s’agit ici d’une contre vérité manifeste. Si le président uruguayen a montré des réticences à appliquer la nouvelle loi voulue par son prédécesseur, il a seulement annoncé qu’il était contre la vente en pharmacie. Il n’est pas question d’abroger la loi et encore moins d’en faire voter une nouvelle pénalisant les consommateurs.

A ce stade certains, pas moi, qualifieront le professeur de menteur. D’autres, plus cléments, diront qu’il est juste ignorant sur le sujet dont il se prétend expert. Si pour ma part je ne me prononcerai pas sur les éventuelles tares de Jean Costentin, je reste convaincu que la nature humaine laisse assez de place à la fois pour la malhonnêteté et l’incompétence.

Comme dans tout bon baratin prohibitionniste qui se respecte nous avons droit en conclusion à une envolée lyrique sur la jeunesse qui serait mise en péril par une éventuelle légalisation. Si il est évident que la consommation de cannabis récréatif doit être proscrite pour les mineurs, rappelons que les dispensaires du Colorado et les coffee shops néerlandais sont respectivement interdits aux moins de 21 et 18 ans. La régulation que rejette Jean Costentin est la seule configuration permettant de freiner la consommation récréative des mineurs. Qu’il cesse donc, lui qui soutient un système favorisant l’accès des mineurs au cannabis, de se draper dans la protection de la jeunesse afin de justifier la persécution des consommateurs adultes.

Les avancées américaines ont créé un cercle vertueux qui démonte tous les mensonges prohibitionnistes. Acculés et soufflant contre le vent, les cannabinophobes ne savent plus quoi faire ni quoi dire, pour preuve le texte approximatif et mensonger du professeur qu’il a mis trois mois à écrire.

George W. Kush

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – CANNABIS : DÉBAT FUMEUX AU SÉNAT

La présentation au Sénat, le mercredi 4 février, de la proposition de Loi de Mme Esther Benbassa visant à un usage contrôlé du cannabis, a permis de mesurer le niveau d'information et surtout d'écoute de la poignée de sénateur(trice)s présent(e)s ce jour-là. Car force est de constater que sur un sujet aussi sérieux que celui-ci, la mobilisation de nos élu(e)s était plus que relative puisque ils étaient seulement 36 à s'être déplacés pour entendre les arguments avancés par le groupe EELV. 

Malgré une présentation très argumentée sur l'échec de la prohibition et sur l'urgence de légaliser l'usage du cannabis, la plupart des réflexions, qu'elles viennent de la gauche ou de la droite, n'ont pas été à la hauteur du sujet développé par Esther Benbassa, puis par Jean Desessard le rapporteur de la Commission des Affaires Sociales, N'hésitant pas à ressasser, quitte à se ridiculiser, de fallacieux arguments largement démentis par l'expérience de terrain telle la fumeuse « théorie de l'escalade », la plupart des intervenant(e)s se sont une nouvelle fois abrité(e)s derrière le bien commode bouclier humain de « LA » jeunesse, pour justifier une approche sanitaire de la question du cannabis.

Quand nos dirigeant(e)s prendront-ils/elles conscience que c'est en terme culturel et non de santé publique que notre société devrait traiter le sujet du cannabis ? Au même titre que la vigne, le cannabis représente désormais une filière où se retrouvent des amateurs éclairés de chanvre et de talentueux cannabiculteurs soucieux de préserver une biodiversité qu'une légalisation contrôlée par l'État risquerait de sérieusement mettre à mal. C'est pour ces raisons et d'autres encore que la Fédération des CIRCs émet quelques réserves quant à la proposition présentée par le groupe EELV du Sénat tout en reconnaissant la valeur historique de cette initiative.

La Fédération des CIRCs en appelle à Mme la Garde des Sceaux pour qu'un signal fort et sans ambiguïté soit lancé à l'attention de l'opinion publique. En abrogeant l'article L.3421-4 du Code de la Santé Publique dont l'existence même interdit toute remise en cause de l'idéologie prohibitionniste, Christiane Taubira indiquerait que la société française est prête à sereinement aborder le débat.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – CANNABIS : 

UN DEALER LIBÉRÉ, C’EST UN

DJIHADISTE ÉVITÉ ?

Comment interrompre le cercle vicieux de la délinquance, de la prison et de l’embrigadement djihadiste s’interroge-t-on depuis peu dans la classe politique et dans les médias ? La réponse se trouve peut-être dans le cursus de ces jeunes, stigmatisés socialement et souvent conduits à mener des activités de survie, le deal de cannabis par exemple.

La Loi du 31 décembre 1970 qui en prohibe l’usage, la production et la vente, n’est-elle pas  aussi responsable de cette situation dramatique en créant délits et crimes en dépit de l’absence de victime, et en s’appliquant tout particulièrement à l’encontre des jeunes issus des quartiers populaires et de l’immigration ?

La société française ferait bien de s’interroger sur les moyens dont elle se dote pour assurer la sécurité de ses citoyen(ne)s au détriment des libertés de certain(e)s. En cela le débat sur la sortie de la prohibition participe lui aussi à la question du terrorisme, tant sur le plan du recrutement que de son financement.


Fédération des CIRCs

LA FÉDÉRATION DES CIRCs ENTENDUE AU SÉNAT

 

Le 28 janvier 2014, emmené par Mme Esther Benbassa, le groupe EELV du Sénat déposait une proposition de loi visant visant à un usage contrôlé du cannabis. Dix mois plus tard était enfin créée la commission chargée d’auditionner différents acteurs concernés par le sujet.

 

Le mercredi 7 janvier, la Fédération des CIRCs était donc invitée à s’exprimer devant le rapporteur, le sénateur EELV et secrétaire du Sénat, M. Jean Dessessard, afin d’exposer à la commission des Affaires sociales, le point de vue des cannabinophiles et d’apporter des amendements si nécessaire.

 

Lors de cette audition, plusieurs sujets que notre association juge essentiels (cf

texte ci-après) ont été évoqués.

 

La Fédération des CIRCs a tenu a rappeler combien la liberté d’expression (tellement évoquée ces derniers temps) faisait défaut dans le cadre du débat sur le cannabis, l’article L.3421-4 du Code de la Santé Publique restreignant considérablement la parole des voix dissidentes. Son abrogation constitue le préambule indispensable à toute discussion sereine dans les assemblées comme dans les médias.

 

Notre association espère que les expériences menées outre-Atlantique contribueront à lancer le débat sur les avantages de la légalisation. Le mur de la prohibition, miné de l’intérieur, est en train de s’écrouler sans que notre société, hélas, n’y soit préparée.

 

Avec d’autres mouvements et organisations de la société civile, la Fédération des

CIRCs souhaite plus que jamais contribuer à une réglementation du cannabis qui

respecte les consommateurs et les réconcilie avec la société.

 

Une séance publique aura lieu au Sénat autour de ce texte le mercredi 4 février.

 

Fédération des Circ

 

 

Suite à notre audition du 7 janvier dernier, voici un résumé succinct des propositions alternatives présentées par le Collectif d'information

et de recherche cannabique.

 

En 1997, des associations, des mouvements et des partis politiques dont les Verts, fondaient le Collectif pour l'Abrogation de la loi de 1970 (CAL 70). La première revendication de ce Collectif était l'abrogation de l'article  L 34 21-4 du code de la Santé publique qui punit la « présentation sous un jour favorable des stupéfiants. » Nous sommes en 2015 et le Circ estime que l'abrogation de cet article de loi liberticide est un préalable à tout projet de dépôt d'une loi.

 

Le modèle que propose le groupe EELV du Sénat, celui d'un monopole d'État qui verrouille tant la production que la distribution du cannabis et contrôle strictement son usage, pose de nombreuses questions. Et puis le Circ regrette que dans cette proposition, aucun crédit ne soit accordé à l'autoproduction, une alternative que notre association, au nom de la réduction des risques, défend depuis de nombreuses années.  Le Circ regrette aussi que soient écartés  de ce projet de loi les usagers de cannabis thérapeutique qui luttent pour avoir accès à un médicament naturel. De même il regrette que ne soit pas pris en compte le concept des Cannabis Social Club, ces associations sans but lucratif regroupant des adultes qui cultivent et partagent le fruit de leur récolte, une alternative fiable à la domination du marché par les systèmes criminels ou de grands groupes capitalistes.

 

A cause d'une répression intense et parce que les amateurs de cannabis en ont assez de trouver sur le marché noir des produits de piètre qualité à un prix prohibitif, le nombre d'auto-producteurs n'a cessé d'augmenter. Pour le Circ, « l’autoproduction est limitée aux quantités nécessaires à un usage privé. Il comprend les quantités destinées à la consommation personnelle et celles offertes aux amis... La différenciation entre production commerciale ou privée devant se faire au moment où le produit, au lieu d’être consommé ou offert, devient une marchandise en apparaissant sur le marché. » Dans le modèle que nous proposons, le cannabistrot n'est pas un « commerce » comme les autres. Il n'a pas pignon sur rue et s'abstient de toute publicité. Le cannabistrot est « un lieu associatif convivial où l’on peut acheter au comptoir différentes variétés de cannabis consommables sur place. On y diffuse une information sereine sur toutes les drogues, leur consommation, leurs effets et leurs dangers. C’est le lieu où se construit et s’acquiert une culture de l'usage, où l’on encourage une consommation à moindre risque du cannabis, comme par exemple la vaporisation. »

Le cannabistrot est régi par l'Agence Française du cannabis, un organisme regroupant des producteurs, des distributeurs, des consommateurs ainsi que des représentants de l’État. L'AFC qui analyse et contrôle les produits a le monopole de leur mise sur le marché. Elle gère les licences d’importation et d’exportation, finance des recherches sur la culture du cannabis favorisant une production locale et raisonnée, délivrant des licences à ceux qui cultivaient déjà dans la clandestinité et désirent le faire en toute légalité. L'AFC se donnera aussi les moyens de mener des études sur l’utilisation thérapeutique du cannabis ou sur la réduction des risques liée à son usage.

 

Dans votre projet de loi, vous proposez de fixer un taux de THC à ne pas dépasser. Selon nous, il s’agit d’un faux problème, la « nocivité » ou la « dangerosité » du cannabis n’étant pas liée à la présence plus ou moins concentrée du THC. En tout état de cause, c’est à l’intelligence du consommateur qu’il faut faire confiance. On ne boit pas une eau-de-vie comme de la bière. Pourquoi en serait-il autrement avec le chanvre ?  De surcroît, cette mesure difficile à mettre en œuvre risque de favoriser la contrebande. De notre point de vue, comme pour les commerces délivrant de l'alcool, les variétés concentrées en THC seront vendues plus cher dans les cannabistrots.

 

En quarante ans, malgré une répression sévère, le cannabis est devenu la plus populaire des drogues illicites. Au terme de « banalisation » souvent employé pour rendre compte de l'usage du cannabis, nous préférons celui « d’intégration ». Il faudra bien un jour l'admettre, la question du cannabis, contrairement à ce qu'on cesse de nous répéter, ne relève pas de la santé publique, mais de la liberté individuelle. Il s'agit d'un problème culturel, celui d'une société incapable de tolérer les drogues venues d'ailleurs, mais n'hésitant pas à imposer au monde entier ses propres drogues : alcool, tabac et médicaments psychotropes qui provoquent les ravages que l'on sait.

 

Déposer un projet de loi « autorisant l'usage contrôlé du cannabis » est osé et néanmoins indispensable. Mais si l'on veut que cette loi satisfasse les cannabinophiles comme le reste de la société et qu'elle soit respectée,  il ne faut pas laisser au seul État le soin de réglementer son usage. Ce que nous attendons de ce dernier, c'est qu'il garantisse un marché honnête et des produits sûrs. Bref, qu'il gère l'intendance et s'abstienne de diriger les consciences.

 

Voici le moment de faire preuve d'audace en organisant des états généraux du cannabis auxquels participeraient les institutions étatiques, mais aussi des associations d'usagers et des représentants des banlieues afin que ceux qui aujourd'hui survivent du commerce du cannabis ne soient pas les grands absents de la future légalisation. De même, nous souhaiterions qu'une partie des bénéfices dégagés par le commerce soit consacrée à rénover les banlieues. 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE PRINCIPES ACTIFS/CIRC :

 E-CIGARETTE AU CANNABIS : ENTRE COUP MÉDIATIQUE

 ET INCOMPÉTENCE MINISTÉRIELLE

 18 décembre 2014


La décision de Mme Marisol Touraine de déposer plainte en vue d’interdire la commercialisation par une société franco-tchèque d’une e-cigarette au cannabis aura eu au moins un mérite, celui de révéler la totale incompétence de notre Ministre de la Santé en la matière et une aptitude à provoquer « le buzz ». Un joli coup de publicité pour ces fougueux entrepreneurs.

En choisissant l’irrationalité comme mode de réaction, Mme Touraine répond involontairement à sa collègue Ministre de la Justice qui se demandait il y a peu encore, pourquoi il était si difficile de débattre sereinement de la question du cannabis en France. Comment en serait-il autrement avec des responsables politiques plus enclins à envenimer le débat à coup d’arguments anxiogènes, qu’à l’apaiser en écoutant aussi ce que les associations d’usagers ont à proposer à ce sujet ?

Si la question de la e-cigarette peut se poser, ce n’est pas en terme d’incitation ou non à la consommation de cannabis. Le Dr Lowenstein – président de SOS Addictions – invité sur l’antenne de France Inter ce mercredi, dans l’émission La Tête au carré, l’expliquait parfaitement. Par ailleurs l’interrogation se pose plutôt en terme de nocivité des produits utilisés pour la fabrication du liquide inhalé.

Le propylène-glycol généralement utilisé, est un extrait pétrochimique dont on imagine qu’il n’est pas sans conséquence sur l’appareil respiratoire. Son remplacement par du glycérol (une glycérine végétale extraite de l’huile de palme), s’agissant d’un corps gras, n’est pas rassurant pour autant. Il serait plus judicieux d’engager des recherches sur l’utilisation d’autres produits plus propres, plutôt que d’interdire une substitution semblant faire ses preuves chez les fumeurs de tabac.

L’association de patient(e)s Principes Actifs et la Fédération des CIRCs informent depuis longtemps sur un mode de consommation des cannabinoïdes bien plus sain, lui. Avec la vaporisation mise au point voici près de 20 ans, les cannabinophiles et usagers thérapeutiques peuvent inhaler les principes actifs de la plante sans aucune combustion ni ajout. Chauffés à180° C environ, ceux-ci s’évaporent délivrant ainsi tous les arômes que d’autres modes de consommation détruisent.


Principes Actifs/Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - CANNABIS : DES TAXES, PAS DES PRUNES !

 

26 novembre 2014, 18:54

 

Ce qui saute aux yeux à la lecture du rapport  « sur l’évaluation de la lutte contre l’usage de substances illicites » remis au parlement le 20 novembre par les député(e)s A.-Y. Le Dain et L. Marcangeli, c’est son manque d’audace caractéristique d’une absence d’information sur la nature intrinsèquement culturelle de l’usage de drogue.

Ce que notre société reconnaît à une substance licite comme l’alcool, est tout aussi viable avec d’autres produits, interdits eux, mais dont les dangers véritables demeurent surtout liés à leur statut illégal qui encouragent les comportements à risques en l’absence de tout contrôle.

Cette vérité est elle-même interdite. Évoquer le plaisir est toujours un délit en France comme le prévoit l’article L.3421-4 du Code de la Santé Publique qui considère qu’il s’agit d’une présentation sous un jour favorable des stupéfiants. C’est pourtant un fait et les millions d’usagers parfaitement intégrés échappant aux statistiques alarmantes et anxiogènes que publient régulièrement les autorités, en seraient la preuve si on daignait les considérer.

En choisissant, comme d’habitude, d’aborder la question de la consommation de cannabis systématiquement sous l’angle de l’addiction, et de la jeunesse, ce énième rapport s’interdit toute considération pragmatique. En écartant la question culturelle, transgénérationnelle, il préfère perpétuer l’idée selon laquelle l’usage d’une drogue est forcément l’expression d’un malaise et non celle d’une démarche initiatique ou tout simplement festive.

En prenant en considération ce qui constitue la motivation principale de cette pratique, les autorités, tant sanitaires que judiciaires, pourraient recentrer efficacement leur action sur les usages problématiques existants, personne ne le conteste. Elles pourraient alors apporter des réponses mesurées auprès de populations jusqu’ici marginalisées et stigmatisées par la politique actuelle.

La société tout entière en ressentirait rapidement les bienfaits, mais c’est avec l’organisation des filières de distribution et de vente de drogues aujourd’hui interdites, qu’elle pourrait mesurer le degré d’imbécillité et le manque de réalisme de leur prohibition et non en contraventionnalisant l’usage ce qui ne concernerait, comme c’est le cas actuellement, que les populations jeunes issues des quartiers populaires ou de l’immigration.

Les drogues ne sont pas interdites parce qu’elles sont dangereuses, elles sont dangereuses parce qu’elles sont interdites, comme le répétait le sage et regretté ancien procureur de la République de Valence, M. George Apap, qui parraina le CIRC dès sa création.

 

 

Fédération des CIRCs

RELAXE POUR ÉRIC CHAPEL

La victime…

 

Éric Chapel est un « historique » du cannactivisme. Gérant du premier growshop français, Chanvre & Cie à Montreuil, il fut aussi l’initiateur des divers salons du chanvre qui se tinrent dans les années 90.

 

Installé dans le Maine-et-Loire depuis quelques années, il tente aujourd’hui de soigner une pénible addiction à l’alcool par un usage thérapeutique du cannabis. Pour cela il produit sa propre herbe, comme de plus en plus de cannabinophiles et de patients.

 

 

Les faits…

 

Il y a 7 mois, Éric est cambriolé. 600 gr de fleurs lui ont été dérobés. Il décide en toute logique de porter plainte auprès de la gendarmerie. S’ensuit une garde-à-vue, une perquisition, et la saisie de matériel et de graines.

 

Convoqué le 10 novembre au TGI d’Angers, Éric plaide pour sa désintoxication de l’alcool. La Procureure de la République, sensible à l’argument, demande pour l’exemple une peine de 100 jours amende* à 5 €/jour.

 

C’est à 3 mois de prison fermes que le tribunal a condamné Éric, un jugement dépourvu de toute compassion et humanité.

 

* le/la condamné(e) doit alors s’acquitter quotidiennement de la somme en question sans quoi chaque jour non payé équivaut à un jour de prison.

 

Ce que nous pouvons faire…

 

On sait par expérience combien les pétitions peuvent être vaines car le plus souvent méprisées par leurs destinataires. Il s’agit cependant d’un moyen simple et parfois efficace pour mobiliser un grand nombre de personnes, pour sensibiliser une opinion publique mal informée et montrer et apporter un autre son de cloche que celui du discours dominant.

 

En attendant qu’Éric fasse appel, nous, citoyen(ne)s, cannabinophiles récréatifs ou thérapeutiques, cannabiculteurs ou profanes, mais sensibles au respect des libertés individuelles, à celle de disposer de notre corps et de notre conscience à des fins hédonistes ou thérapeutiques, nous demandons la relaxe pure et simple de notre camarade. Nous appelons également la Cour d’Appel à se déclarer incompétente en demandant qu’un débat soit ouvert au sujet de la régulation du chanvre récréatif et médical.

 

Pour que cesse l’hypocrisie, signez, faites tourner !

 

Merci !

 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_ou_Monsieur_le_Juge_de_la

_Cour_dAppel_de_Rennes_La_RELAXE_pour_Eric_CHAPEL/?ltEBwib&pv=0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – RELAXE POUR ÉRIC CHAPEL

 

La paranoïa est sans doute le sentiment le plus répandu chez les cannabiculteurs. Après la saison de croissance où la peur du gendarme se mêle à celle de la dénonciation du voisinage, vient celle de la floraison avec la récurrente visite de maraudeurs, quand ça n’est pas celle de voyous armés.

 

Entre voleurs et tribunaux : l'étau de la prohibition

 

Peu d’opportunité se présente alors aux jardiniers en herbe. Se taire et renoncer à cultiver – leur spot étant désormais connu – ou bien jouer de leur bonne foi et ne pas renoncer à leurs droits en décidant de porter plainte pour ce qui relève du vol pur et simple.

 

C’est ce que notre ami Éric Chapel a décidé de faire après s’être fait cambrioler et dérober tout ou parti de sa plantation par des voleurs d’abord, par la maréchaussée ensuite, après son dépôt de plainte.

 

Double… voire triple peine, avec le verdict surréaliste du Tribunal d’Angers où il était jugé hier. 3 ans fermes pour l’ancien gérant du premier growshop français, Chanvre & Cie à Montreuil et initiateur de nombreux salons du chanvre dans les années 90 aux côté du CIRC.

 

Rappelons qu’Éric a un usage thérapeutique du cannabis. Il lui permet en effet de soigner son addiction à l’alcool.

 

Une pétition appelant à sa relaxe est disponible en ligne : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_ou_Monsieur_le_Juge_de_la_

Cour_dAppel_de_Rennes_La_RELAXE_pour_Eric_CHAPEL/?ltEBwib&pv=0

 

La Fédération des CIRCs appelle tous les défenseurs des libertés individuelles, celle de disposer de son corps, de sa conscience et de choisir les moyens de se soigner, à la signer et à la faire connaître au plus grand nombre.

 

En Europe comme aux Amériques, l’hypocrisie doit s’arrêter et le bon sens prévaloir.

 

PAS DE VICTIME, PAS DE CRIME ! JUSTICE POUR ÉRIC !

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – ET DE 5 !

6 novembre 2014, 11:21

 

Malgré la victoire républicaine annoncée à l’occasion des élections de mi-mandat, les électeurs des États de l’Alaska, de l’Oregon et de Washington D.C. ont répondu positivement à l’initiative visant à réguler la filière du cannabis récréatif.

 

Les deux premiers devraient donc suivre la voie tracée par le Colorado et l’État de Washington, tandis que la capitale fédérale propose juste, elle, d’en décriminaliser l’usage et la possession (57 g maximum) et l’autoproduction jusqu’à six plants.

 

En Floride par contre, la proposition visant à légaliser l’usage thérapeutique a été rejeté avec seulement 57 % de votes favorables, pour 60 % nécessaires.

 

Il semblerait que certains élus Républicains opposés à ces réformes aient déjà annoncé leur volonté de tout faire pour que celles-ci n’aboutissent pas, au mépris des choix de leurs concitoyen(ne)s.

 

Rien ne semble cependant arrêter la vague verte, cette douce révolution cannabique qui ne tardera pas à toucher les côtes françaises…

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – HALTE à la « triple peine » - Relaxe pour

Eric Chapel - 5 novembre 2014, 08:04

 

Éléments biographiques

Eric Chapel est un militant connu dans le petit-monde antiprohibitionniste, au sein des diverses associations qui oeuvrent pour mettre fin à la « guerre à la drogue », une guerre menée contre les usagers de drogues illicites. Cette politique de prohibition a des conséquences négatives tant sur le plan de la santé humaine que pour l'ensemble de la société. Eric Chapel en sait quelque-chose, lui qui a déjà été de multiples fois poursuivis, et pas seulement pour simple « usage et détention de stupéfiants ».

 

Eric Chapel est l'un des pionniers en France du développement de la culture cannabique, démontrant qu'il était à la fois possible de mener des actions citoyennes tout en faisant du commerce, par l'ouverture du premier « growshop » militant, Chanvre et Cie, à Montreuil-sous-bois (93). Depuis, il fait figure de propagateur de l’autonomie des consommateurs face à la répression des usagers, notamment grâce aux salons du chanvre et des éco-technologies dont il a été l'organisateur à Paris.

 

Atteint par la maladie et en proie à quelques difficultés, Eric Chapel vit depuis plusieurs années à la campagne, loin des agressions quotidiennes de la vie urbaine, et pour mieux profiter de son temps dans une activité de jardinage propice à satisfaire ses besoins et calmer ses angoisses.

 

Contexte

Cultivateur de chanvre à des fins thérapeutiques pour tout à la fois en connaître la qualité et s’épargner le recours au marché noir, Eric Chapel est victime de la « triple peine ».

- Suscitant la convoitise et attirant les mauvais regards, il se fait voler à son domicile ses plantes.

- Les pouvoirs publics (gendarmerie) confisquent son matériel de culture – parfaitement légal – et le poursuivent pour culture de cannabis « sans autorisation administrative ».

- Outre ses besoins thérapeutiques gravement menacés par la situation, Eric Chapel est aujourd'hui poursuivi devant le tribunal correctionnel d'Angers pour avoir voulu, à l'origine, déposer plainte contre les voleurs de ses plantes faisant office de « médicaments ».

Face à la barre

 

Déjà victime d'une « triple peine », le cas d'Eric Chapel rappelle qu'en vertu de l'Art. 122-7 du Code Pénal « N'est pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace ».

- Alors en situation de récidive, faut-il condamner Eric Chapel et lui infliger une « quadruple peine » ?

- Doit-il aller en prison pour la culture de plantes à des fins thérapeutiques, dont l’entourage familial comme médical s'accorde à reconnaître les effets bénéfiques et positifs sur la vie d'Eric Chapel ?

 

HALTE à la « triple peine des usagers du cannabis » - Relaxe pour Eric Chapel

 

Tous à Angers, les 10 et 11 novembre 2014 pour soutenir Eric Chapel « victime de la triple peine » et célébrer « l'armistice de la sale guerre aux utilisateurs de fleurs de chanvre ».

 

Le 10 novembre de 13h à 17h : Avec la délégation qui accompagnera Eric Chapel lors de son procès, toutes et tous pour un rassemblement solidaire à caractère festif et associatif sur la place face au Palais de justice d'Angers.

 

Programme :

13h : Rassemblement de solidarité avec Eric Chapel « contre la triple peine »

14h – 16 h : Assemblée populaire « Contre la triple peine aux usagers de cannabis - Rencontres nationales des utilisateurs de chanvre libres»

A 16h20 : Flash mob « Army stick » tous avec un cône blanc à la main (simple feuille A4 vierge rouler en forme de cône et portée à bout de bras droit en l'air).

 

Fin de la manifestation publique à 17h

Programme des « Rencontres d'Angers : cannabis, non assistance à personne en danger ? »

Le 10 novembre à partir de 18h

Repas convivial et soirée « présentation » : tour d'horizon des motivations personnelles.

 

Le 11 novembre

de 9h à 10h : « Tour d'horizon des avancées législatives dans le monde en matière de cannabis »

de 10h à 12 h : Quelles alternatives à la guerre aux drogues en France ? Quelles actions futures pour signer la paix ? »

12h : Déclaration de l'Armistice de la sale guerre aux utilisateurs des fleurs de chanvre.

 

Pour se joindre au mouvement et se tenir informer page Facebook : https://www.facebook.com/ruderalix

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 21 OCTOBRE 1991/2014 :

23 ANS QUE LE CIRC EST EN PÉTARD !

 

En vérité, nous n’espérions pas durer si longtemps. Les plus pessimistes d’entre nous se disant que les autorités ne laisseraient jamais passer une association de cannabinophiles ; les plus optimistes, que la prohibition allait bientôt tomber.

 

Ni l’un, ni l’autre ne se produisit. Prises de court, les autorités n’intervinrent qu’à coup de procédures judiciaires, épuisant nos maigres ressources financières et l’énergie de nos militant(e)s. L’abolition de la prohibition quant à elle, même si à la fin du dernier millénaire elle nous semblait atteignable, nous n’en avions jamais été si loin, comme aimait à le répéter un de nos cannactivistes.

 

Mais le vent tourne et souffle de plus en plus fort depuis les Amériques. La prise de conscience populaire est de plus en plus manifeste, en dépit d’une classe politique démagogue et hypocrite.

 

La question n’est donc plus de savoir s’il est bon ou mauvais de consommer du cannabis, c’est selon les modes d’administration (combustion, ingestion ou vaporisation) et les généralités ne sont pas de mise en la matière ; mais de savoir si les supporters de la prohibition souhaitent demeurer les alliés objectifs des réseaux criminels en les laissant s’enrichir sur le dos des usagers. De savoir aussi si la société française accepte toujours de criminaliser près de 40 % de sa jeunesse, issue des quartiers populaires et de minorités ethniques le plus souvent. De savoir enfin si les contribuables veulent continuer de supporter le coût d’une politique aussi peu efficace à l’heure où l’on nous parle d’économies budgétaires.

 

Avec près d’un demi milliard d’euros annuels que l’État économiserait en choisissant de réguler la filière récréative et thérapeutique du chanvre plutôt que de la réprimer, il pourrait en gagner sans doute autant par le simple prélèvement de taxes. Cette nouvelle activité économique entrainerait également la création de plusieurs milliers d’emplois dans un secteur très dynamique et innovant, comme c’est le cas dans tous les pays qui ont choisi cette solution.

 

L’espoir tient à présent dans la capacité des mouvements antiprohibitionnistes à se mobiliser et à créer un front commun afin de sensibiliser nos concitoyen(ne)s et les élu(e)s sur ce sujet. La récente décision de l’AFR de s’engager dans cette voie nous laisse à penser que cet objectif est désormais envisageable. À nous de jouer !

 

Fédération des CIRCs 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - ANTIPROHIBITION : LE VIRAGE HISTORIQUE DE LA RÉDUCTION DES RISQUES

18 octobre 2014, 10:16

 

En 1993, la société civile se mobilisait pour réclamer de la part des autorités sanitaires françaises, une véritable politique de réduction des risques auprès des usagers des drogues alors lourdement touchés par la diffusion des virus du VIH et de l'hépatite. Le collectif "Limiter la casse" était né. À cette demande, ces militants de l'autosupport ou de la lutte contre le sida, acteurs de la santé et personnalités ajoutaient la question de la prohibition des drogues. Ainsi s'amorçaient le début du mouvement antiprohibitionniste français.

 

Hélas, subventions et programmes de substitutions eurent rapidement raison de ses velléités réformistes. Pendant vingt ans, la réduction des risques allait se contenter de répondre à l'urgence, renonçant à s'attaquer à la source de tous les problèmes que ses acteurs rencontraient. Chacun se rend compte à présent que les limites sont atteintes et que la situation n'est plus tenable.

 

Ce fut l'objet de toutes les discussions et de tous les débats qui se tinrent lors des 5èmes journées nationales de la réduction des risques organisées à Paris par l'AFR (association française pour la réduction des risques chez les usagers des drogues) les 13, 14 et 15 octobre. Non seulement la prohibition est un échec cinglant, mais cette guerre déclarée contre LA drogue l'est avant tout à l'encontre des usagers les plus fragiles et les minorités ethniques. Une politique clairement raciste.

 

Un virage historique vient donc de s’opérer chez les acteurs de la réduction des risques. Une nouvelle mobilisation de la société civile appelée par l'AFR, et ce afin de proposer une réforme de la politique des drogues. Un long travail de pédagogie auprès des Français(es) et des élu(e)s, comme le soulignait sa présidente, Marie Debrus.

 

Le CIRC désormais adhérent de l'AFR, s'associe pleinement à cette démarche. Un bol d'air pour des cannactivistes isolé(e)s depuis de trop longues années.

 

Fédération des CIRCs 

14/10/2014 - COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 5èmes RENCONTRES NATIONALES DE LA RÉDUCTION DES RISQUES : ENTRE AVEUGLEMENT

ET TOURNANT HISTORIQUE.

 

L'aveuglement, c'est celui de la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), dont la présidente confirmait dès l'ouverture de ces journées, l'intangible position du gouvernement français en matière de drogues, à savoir celle de ne surtout pas remettre en question la politique répressive instaurée en 1970.

 

Le tournant historique, lui, provient des acteurs de la réduction des risques. Rappelant comment la société civile avait dû profondément se mobiliser dans les années 1990 pour que l'État s'engage enfin dans une politique de réduction des risques chez les usagers des drogues, l'AFR (association française pour la réduction des risques) soulignait hier l'absolue nécessité d'une nouvelle mobilisation.

 

Vingt ans de recul permettent en effet de constater les limites de l'action de la rdr auprès des usagers des drogues. Ses acteurs – médecins, psychiatres ou travailleurs sociaux – réunis pour ces 5èmes rencontres, sont unanimes sur la question. Il est désormais devenu impossible de poursuivre ainsi. La « guerre contre LA drogue » est en fait une guerre contre les usagers. C'est aussi celle d'une société contre sa jeunesse et principalement celle issue des quartiers populaires et des minorités ethniques. En choisissant de déposer les armes, de prononcer une armistice, le flot de victimes généré par cette guerre, se tarirait aussitôt et la société s'en trouverait sans nul doute gagnante.

 

C'est ce que l'AFR propose désormais en appelant la société civile à réfléchir par l'organisation, en région, de débats autour de cette question. C'est à ce bouleversement sans précédent qu'il faut à présent préparer l'opinion publique. L'abandon progressif et inexorable de la prohibition ne peut se passer de l'assentiment de la population, sans quoi elle ne pourrait être comprise. Cela demande un véritable travail d'information que les institutions gouvernementales se refusent depuis toujours à mener.

 

L'échéance de la réunion de l'ONU de 2016 sur la politique internationale des drogues devient ainsi l'objectif de la rdr française, décidée à ne pas laisser aux seuls prohibitionnistes, la possibilité de s'exprimer au nom de tous, en dépit du constat d'échec évident de leur politique.

 

Il est temps de reprendre la main et de montrer que si un monde sans drogues est impossible, un monde avec les drogues est tout à fait concevable.

 

Fédération des CIRCs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - EXPOGROW 2014

 

La Fédération des CIRCs remercie une nouvelle fois les organisateur(trice)s d’Expogrow à Irùn (Pays-Basque espagnol) pour ce grand moment de convivialité cannabique que fut ce week-end. L’occasion pour notre association de rencontrer des centaines de cannabinophiles français exaspérés par la politique menée depuis des décennies et le mépris des autorités à leur égard et à celle des expériences tentées à l’étranger.

L’occasion aussi d’échanger avec les associations basques et espagnoles, mais aussi nord-américaines. Des échanges qui devraient mener à l’organisation d’un plus large mouvement en Europe.

 

Il est plus que temps de faire tomber la prohibition, ce dogme criminogène, liberticide et raciste !

 

PAS DE VICTIME, PAS DE CRIME !

 

Fédération des Circ

 

COMMUNIQUÉ D’EXPOGROW

 

Entre professionnels et public, 17 000 personnes se sont rendues à Expogrow 2014

 

Cette 3e édition voit augmenter le nombre de personnes de 10% par rapport à l'édition précédente.

Les français sont venus nombreux à cette édition car 50 % des personnes venues ont traversé la frontière depuis la France pour se rendre à Expogrow (Irún, Espagne).

« Notre chiffre d'affaires a doublé en comparaison avec le samedi et le dimanche de l'année dernière. Samedi même 80% des livres vendus étaient en langue française. Le déplacement valait largement le coup » a déclaré Tigrane Hadengue, éditeur chez la maison d'édition française Mama Éditions.

 

Lundi, 15 septembre 2014

 

17 000 personnes entre exposants, professionnels, médias accrédités et grand public, 50% français, se sont rendues tout au long du weekend dernier, du vendredi 12 au dimanche 14, à la Foire du Chanvre Expogrow (Irun, Espagne).

 

Une augmentation de 10% de visites par rapport à l'édition précédente a été confirmée ainsi qu'une ambiance plus favorable autour de l'industrie cannabique grâce à des rencontres parmi les exposants, les sociétés et les clients. La durée moyenne des visites a été aussi de plus longue durée que l'année précédente. Vendredi et samedi ont été les jours le plus fréquentés matin et soir, moment où les concerts ont commencé dans la zone extérieure.

 

Cette Foire du chanvre devient une référence grâce au Forum Social International du Cannabis et aux rencontres directes entre exposants et clients. L'espace musical et ludique donne la touche qui fait d'Expogrow une grande fête qui vise à favoriser la normalisation.

 

Autant exposants que professionnels déclarent leur grande satisfaction grâce à l'ambiance conviviale qui a favorisé des bons rencontres et la présentation des marques et produits. Ils avancent déjà leur participation en 2015.

Les concerts ont donné la touche du spectacle avec le français Naâman et le chanteur reggae Macka B, qui ont rempli le chapiteau Canna les soirs du vendredi et samedi. Les participants au Forum Social International du Cannabis sont venus de la France comme Laurent APPEL et du monde entier comme le Docteur Raquel PEYRAUBE (Uruguay), Marc et Jodie EMERY (Canada) et Paul Standford (États Unis).

 

Les organisateurs sont déjà prêts pour la prochaine édition 2015.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - INFOS PARTOUT, MILDECA NULLE PART !

3 septembre 2014, 17:35

 

Une délégation uruguayenne à Paris pour présenter le programme de légalisation du cannabis que l’État de ce petit pays d'Amérique du Sud a voté le 10 décembre 2013 ? C’était hier à la salle des fêtes de la mairie du XIeme arrondissement de Paris à l'invitation des associations Aurore et Fédération Addiction Deux heures de présentations puis d'échanges avec une petite centaine de personnes, acteurs de la réduction des risques, responsables d'associations ou simples citoyen(ne)s.

 

Et côté institutions ? Personne ! Que le ministère de la Justice ou de la Santé ne daigne pas y envoyer un représentant, soit. Mais que la MILDECA censée s'occuper de la question des drogues se contente de déclarer avoir déjà croisé la délégation uruguayenne pour justifier son absence, c'est un peu fort !

 

On prend là toute la mesure du mépris de nos institutions à l'égard d'un pays modeste certes, mais faisant preuve d'audace quant à la question du cannabis. Une expérience que de nombreux pays devraient suivre et qui aura sans doute valeur d’exemple dans les années qui viennent.

 

Fédération des Circ

Julio Calzada, président du Secrétariat National aux Drogues (Uruguay), hier à Paris, à propos de la théorie de l'escalade : "Les 3 derniers présidents américains ont fumé du cannabis. Cela ne veut pas dire que le cannabis rend président des États-Unis".

Appel du 18 joint 2014 à Lyon : La BAC débarque et embarque !


L'appel du 18 joint attire la BAC !
Quoi de plus lâche que de traquer le fumeur lors de CETTE manifestation qui se déroule chaque année sans jamais troubler l'ordre public et dont nous, (organisateurs) respectons scrupuleusement les règles liées aux autorisations de manifester.

Peu avant 18 heures la police municipale se joint à nous afin de nous rappeler les consignes à respecter. Quelques manifestants arrivent sur les lieux et nous remarquons un véhicule gris qui tourne de façon suspecte.

C'est la BAC qui contrôle un groupe excentrés de 3 fumeurs et embarque «le dangereux malfaisant » pour quelques grammes d’herbe qu’il avait en sa possession. Gros coup de filet pour des fonctionnaires qui  sont là pour faire respecter l’ordre public !
La voiture grise revient cachée comme si personne ne la voyait ! Et les occupants de traquer l’arrivée du tram, postés à 100m de notre rassemblement et d’abuser du délit de faciès pour contrôler, fouiller et terroriser la population.
Traquer les consommateurs, effrayer les manifestants, piéger les organisateurs, la BAC s’est transformée en pêcheurs de truites dans une pisciculture ! Les forces de l’ordre n’en sont pas à leur coup d’essai pour traquer le fumeur aux abords de l’appel du 18 joint; le droit de manifester a ses limites en matière de cannabis.
Si la BAC ne fait pas de « grosse pêche », elle espère certainement décourager les manifestants venus nombreux malgré la pluie, et que nous remercions malgré toutes les difficultés rencontrées.

Communiqué rédigé par le CIRC Lyon et signé par NPA et les Jeunes Ecologistes Lyonnais….

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 17 MAI 2014

 

 

L’EMPEREUR EST NU… ET IL VA FINIR PAR PRENDRE FROID !

 

Et cette constatation n’est plus le fait seulement d’une poignée de cannactivistes, mais aussi d’éminents spécialistes d’une non moins éminente institution, la London School of Economics. Une vingtaine de personnalités d’horizons différents, tant politiques qu’économiques (dont plusieurs Prix Nobel), se sont exprimés à travers un récent rapport à charge contre le dogme prohibitionniste jusqu’ici tant vanté et surtout appliqué. À travers ses 84 pages, l’institut évoque aussi bien les manquements aux Droits de l’Homme – entre autres conséquences désastreuses de la prohibition –, que l’échec complet de cette politique qui nous promettait, sans rire, aussi bien l’éradication des plantes à drogues de la surface de la Terre que celle du trafic et de la consommation !

 

Ce rapport s’ajoute à tant d’autres avant lui qui ne constataient rien de bien différent. Il a ceci de percutant qu’il est signé de nombreuses personnalités à la « morale » irréprochable, et surtout qu’il intervient dans un contexte historique propice aux thèses antiprohibitionnistes qui, rappelons-le, ne prétendent aucunement éradiquer quoi que ce soit, mais gérer au mieux les usages modérés comme abusifs des substances psychotropes. Dans le respect des êtres humains, producteur(trice)s, vendeur(euse)s, consommatreur(trice)s et bien sûr de l’ensemble des citoyen(ne)s.

 

Il est regrettable cependant que ces constations d’échec interviennent aussi tardivement alors que tout a déjà été dit et écrit sur le sujet depuis plusieurs décennies. Quant à l’argument visant à dénoncer la situation actuelle pour justifier toujours plus de répression, rappelons que ce que nous connaissons intervient dans un contexte de prohibition totale et qu’elle ne peut être reprochée à ses opposant(e)s.

 

 

De fortes mobilisations des usagers des drogues et des cannabinophiles en particulier, seront sans doute indispensables pour qu’un changement de politique en la matière intervienne, comme c’est le cas outre-Atlantique.

 

Rendez-vous avec le CIRC à l’occasion de l’Appel du 18 Joint un peu partout en France, mercredi 18 juin à 18h et partout sur les réseaux sociaux !

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 3 MAI 2014

 

*CANNABIS : PRENONS-EN DE LA GRAINE*

 

Le 1er janvier 2014, le premier État des USA ayant appliqué la prohibition du cannabis (en 1937), devenait aussi le premier à le légaliser. Devrait suivre celui de Washington en attendant que la Californie et l'Alaska se prononce dans les mois qui viennent. Aujourd'hui, c'est l'Uruguay qui devient le premier pays à choisir d'abolir la prohibition de cette plante en décidant de prendre en main la filière jusqu'ici laissée au main de réseaux criminels.

 

Bien que très peu évoqué dans les médias, cet événement n'en est pas moins historique. Il s'agit d'une révolution, verte celle-ci, dont les répercussions, bien que se faisant attendre, ne tarderont pas à toucher notre continent.

 

En attendant la France et l'Europe font comme si de rien n'était. La répression continue d'y frapper les cannabinophiles. De plus en plus d'entre eux/elles, devenu(e)s jardinier(e)s de circonstance, occupent les pages des faits divers. Signe des temps, ce sont aussi de véritables fermes cannabiques découvertes le plus souvent par hasard, que gendarmes et policiers démantèlent. Alors que ministres et politiques ne cessent de prétendre que le débat a bien lieu chez nous, dans les Vosges, un événement militant et festif -- la Fête du 4/20 -- se voit purement et simplement interdit.

 

Les cannabinophiles ne renonceront cependant pas dans les semaines qui viennent, à braver comme chaque année, l'interdit. Le 10 mai, de Marseille à Lyon, de La Réunion à la Martinique, de Nouméa à Papeete, ils/elles seront des milliers à se rassembler dans le cadre de la Marche Mondiale du Cannabis. Et le 18 juin, c'est au traditionnel Appel du 18 Joint qu'ils/elles participeront.

 

http://mmcannabis.fr/

 

*Fédération des Circ*

Twitter @FederationCirc

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 10 octobre 2013

 

 

 

LE NEZ DEDANS…

 

 

En rendant un avis défavorable à la création de la première « salle de shoot » dans le Xème arrondissement de Paris, ça n'est pas un camouflet que le Conseil d'État a infligé au gouvernement, mais une pertinente remarque sur la non conformité juridique du dispositif vis à vis de la loi du 31 décembre 1970. Cette dernière prohibant l'usage des drogues, comment alors autoriser qu'il se fasse en toute légalité ?

Le gouvernement pourrait cependant s'appuyer sur l'article 4c de la Convention Unique de New-York de 1961 relative aux stupéfiants prévoyant des dérogations à la prohibition à des « fins exclusivement médicales et scientifiques, pour la production, la fabrication, l'exportation, l'importation, la distribution, le commerce, l'emploi ET la détention des stupéfiants » ; ou faire preuve d'un peu plus d'audace en dénonçant ces accords internationaux et en procédant à une révision complète de la loi.

Les autorités seraient alors bien avisées d'ouvrir enfin un débat serein entre les institutions concernées – ministère de la Justice et de la Santé –, mais aussi avec les associations d'usagers et les professionnels de la santé, plutôt que de présenter un énième « nouveau » plan de lutte contre LA drogue, (cf Mildt). Un débat que le Circ (Collectif d'information et de recherche cannabique) appelle de ses vœux depuis plus de 20 ans comme beaucoup d'autres organisations, mais que l'approche des élections semblent compromettre…

 

 

Fédération des Circ

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 2 septembre 2013

 

 

SI LA PROHIBITION ÉTAIT UN MUR…

 

… tremblant depuis deux décennies, il chancellerait vraiment à présent.

 

L'entrepreneur principal de cette politique hautement idéologique, l'administration étatsunienne de M. Barack Obama, vient en effet d'annoncer, par son ministère de la Justice, qu'elle ne s'opposerait pas au projet des États du Colorado et de Washington, de légaliser purement et simplement la production, la transformation, la distribution et la consommation du Cannabis Sativa L., en français le chanvre dit « récréatif ».

 

Cette décision au combien historique s'inscrit dans un vaste mouvement international qui, depuis l'Uruguay jusqu'au Mexique en passant donc par les USA, semble se confirmer. D'autres États nord-américains devraient sans doute s'engouffrer dans la brèche…

 

Comment croire que cette vague de bon sens ne parviendra pas, inéluctablement, jusqu'en l'Europe ? Pourquoi persister alors, en France, dans une politique ayant démontré depuis longtemps son impuissance à limiter la consommation et à protéger la population de ses effets pervers (règlements de compte, enrichissement du « crime organisé »…) ?

 

De son côté, la décevante – sur ce sujet du moins – réforme pénale de Mme Christiane Taubira, semble confirmer que la vague antiprohibitionniste soufflant d'Amérique n'est pas prête d'atteindre les côtes européennes…

 

 

Fédération des Circ

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 29 août 2013

 

 

PROHIBITION : UNE POLITIQUE DE PLUS EN PLUS INTENABLE

 

Combien de morts faudra-t-il encore pour reconnaître le formidable échec que représente la prohibition des drogues en général et du chanvre récréatif (Cannabis Sativa L.) en particulier ?

Malgré la corruption, de Lyon à Marseille en passant par Mayotte, de certains services de police et les règlements de compte, parfois concomitants, et de plus en plus violents, peu de voix s'élèvent pour dénoncer la gabegie de cette politique.

Et les « spécialistes » autoproclamés de demander toujours plus de renforts policiers, jusqu'à citer le Chicago des années 30 et de réclamer la création de nouvelles brigades spéciales, à l'image des « Incorruptibles » d'Eliott Ness. Mais en Amérique du nord, la prohibition de l'alcool, reconnue comme un échec, fut finalement abandonnée. Tout comme celle du cannabis qui se voit légalisé, pour usage thérapeutique déjà, récréatif à présent, et dans de plus en plus d'États du pays qui a pourtant imposé cette politique désastreuse à l'ensemble de la planète.

S'il y a vingt ans, à la création du Circ, les tenants de la prohibition pouvaient encore oser pérorer sur le bienfondé de leur idéologie, leurs positions ne sont désormais plus tenables.

Il est temps pour nos sociétés, de poser un regard plus serein sur la question et de réfléchir à une sortie de la prohibition. Les cannabinophiles et quelques juristes y réfléchissent depuis longtemps de même que des économistes et de plus en plus de politiques, reste au gouvernement la volonté de les entendre et de les écouter. Dans la réforme pénale annoncée, à la proposition d'éviter l'incarcération pour des peines de moins de 5 ans, la question d'ajouter, dans un premier temps, une dépénalisation des délits liés à l'usage des drogues, en tout cas leur consommation, ne s'impose-t-elle pas d'elle-même ?

 

Fédération des Circ

J’ADHÈRE MAINTENANT !
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