Revue de Presse de l'émission Cannabis Circus, l'émission de radio du CIRC Lyon tous les lundi soirs de 21h à 22h sur Radio Canut 102.2 Mhz

et en direct sur internet : http://www.radiocanut.org/index.php/canut-en-direct

 

Vous pouvez aussi réécouter les émissions ou les télécharger en MP3 sur le blog de Radio Canut : http://blogs.radiocanut.org/canabiscircus/

Suivez l'actualité cannabique nationale et internationale directement sur la page facebook du CIRC Lyon  :

 

 https://www.facebook.com/CIRCLyon/

 

Et sur la fédération des CIRCs :

 

 https://www.facebook.com/CIRC-104843282886674/?fref=ts

https://theconversation.com/cannabis-a-usage-medical-la-france-engage-officiellement-la-reflexion-101624

Cannabis à usage médical : la France engage officiellement la réflexion

10 septembre 2018

 

Lundi 10 septembre, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a annoncé, à la demande de la ministre de la Santé, la création d’un comité scientifique spécialisé sur « l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France ». Après de nombreux autres pays européens, comme l'Espagne, l’Italie ou l’Allemagne, la France va donc s'interroger sur l’usage médical du cannabis dans des pathologies chroniques mal soulagées par les traitements conventionnels.

 

Tenir compte des avis de toutes les parties prenantes

Le comité mis en place par l’ANSM est créé pour une durée d’un an. Il sera chargé de rendre un avis sur l’intérêt thérapeutique du cannabis pour le traitement de certaines pathologies et sur les modalités de mise à disposition du cannabis dans le cadre de cette utilisation. Les membres de ce premier groupe de travail institutionnel seront choisis pour leurs compétences notamment dans les domaines de la pharmacologie, de la thérapeutique, de la neurologie, de la cancérologie, du traitement de la douleur et des sciences humaines. Des représentants d’associations d’usagers du système de santé participeront également à cette réflexion. Ce comité prévoit aussi de conduire des auditions pendant lesquelles les associations d’usagers de cannabis à visée thérapeutique pourront partager leur expérience et leurs attentes. L’organisation de ces débats au sein de l’agence du médicament permettra de bien prendre en compte les risques potentiels d’un tel usage, par exemple la dépendance, les troubles cognitifs ou les complications cardio-vasculaires.

 

Changer la loi pour prescrire du cannabis

Ce comité devra se détacher des questions économiques et politiques relatives à cet usage, lesquelles seront arbitrées par les pouvoirs exécutif et législatif. Un changement de la loi sera probablement nécessaire, pour autoriser la dispensation de préparations magistrales de cannabis à usage médical, sans statut de médicament.

 

Le cannabis, bientôt un antidouleur comme un autre ?

Une première adaptation de la loi en 2013 avait permis de délivrer une autorisation de mise sur le marché à un premier médicament à base de cannabis, le Sativex, qui n’est toujours pas commercialisé en France. Un deuxième médicament, l’Epidiolex, à base de cannabidiol naturel, extrait du cannabis, vient d’obtenir aux États-Unis une autorisation dans une indication restreinte aux épilépsies réfractaires de l’enfant.

 

Un débat sociétal et politique autant que médical

Depuis les premières auditions à l’Assemblée nationale, le 12 avril 2018, à l’initiative du député socialiste Olivier Veran, le débat sur l’autorisation en France d’un usage du cannabis à visée thérapeutique ne cesse de s’étoffer. Une enquête IFOP pour Terra Nova publiée le 11 juin 2018 a révélé que 62 % des Français considèrent que le cannabis médical doit être enfin accessible sous toutes ses formes voire remboursable par la Sécurité sociale. Et dans l’éventualité d’un marché régulé et encadré, ils sont 61 % à être favorables à une dispensation « dans les pharmacies ». Agnès Buzyn, ministre de la santé, fréquemment interrogée par les médias sur ce thème, a d’ailleurs laissé la porte ouverte à la réflexion sur le sujet en déclarant sur l’antenne de RMC le 10 juillet avoir « annoncé au Parlement attendre des notes de ses services pour savoir si nous devons aller plus loin ». Et de préciser : « je n’ai absolument pas de doctrine arrêtée sur le sujet. Si c’est utile et nous le ferons ».

 

En mai, déjà, Agnès Buzyn envisageait la possibilité d’un usage thérapeutique du cannabis. Dernièrement, une tribune d’élus et de médecins publiée dans Le Parisien interpellait la ministre de la Santé sur la nécessité tant économique que médicale de s’engager dans la voie de l’usage thérapeutique du cannabis.

 

La douleur chronique réfractaire, première indication potentielle

Selon le Pr Serge Perrot, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur :

« Le cannabis soulage certains patients aux douleurs complexes, et qui ne répondent pas aux antalgiques classiques. Mais son effet sur la douleur est très modeste. Par contre, il réduit également l’anxiété et les troubles du sommeil chez ces sujets, ce qui améliore globalement leur état. » (Le Figaro, 5 aout 2018)

 

Comme le souligne également dans le même article le Pr Didier Bouhassira :

« Une utilisation bien encadrée réduit le risque d’effets indésirables et surtout d’addiction. L’absence d’encadrement est donc cause d’une perte de chance pour les patients. Le pays se prive d’une option thérapeutique supplémentaire pour soulager certains patients. »

 

Ces prescriptions de cannabis pourraient être proposées après échec d’un essai du dronabinol (Marinol), une version synthétique de la principale substance active du cannabis, déjà disponible en France depuis 2004, en autorisation temporaire d’utilisation pour les douleurs rebelles neuropathiques. Seuls 377 patients auraient déjà bénéficié de ce médicament cannabinoïde en France, majoritairement des personnes souffrant de ce type de douleurs et de sclérose en plaques. La fédération européenne de la douleur (EFIC) a récemment publié l’avis d’un groupe d’experts sur le sujet. Elle positionne l’usage du cannabis médical préférentiellement dans les douleurs neuropathiques, après échec ou mauvaise tolérance des thérapeutiques de 1re et 2e intention (antiépileptiques, antidépresseurs et tramadol), dans le cadre d’une prise en charge globale. Comme nous l’évoquions déjà dans un précédent article, une réflexion devra aussi être engagée sur la manière de bien évaluer le rapport bénéfice-risque de cet usage du cannabis, en envisageant de nouveaux critères d’évaluation plus centrés sur des symptômes satellites de l’intensité de la douleur, comme le sommeil, l’anxiété, l’appétit, la mobilité ou la reprise d’une activité professionnelle. Une vigilance particulière devra néanmoins être portée aux demandes de cannabis à usage médical pour une symptomatologie douloureuse. En effet le caractère ubiquitaire et fréquent de la douleur, difficile à objectiver, ne devra pas être la caution d’un élargissement de cet usage médical, ni une voie d’accès à un usage récréatif comme ce fût le cas dans certains États américains.

 

L’accès au cannabis médical est aussi une question d’éthique

 

Cet usage du cannabis se trouve à l’interface entre la recommandation primum non nocere (« d’abord ne pas nuire »), enseignée aux professionnels de santé, et les principes de la charte européenne d’éthique médicale, selon laquelle le médecin doit soulager la souffrance dans le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine. Il s’engage de ce fait à donner la priorité aux intérêts de santé du malade en fournissant les soins indispensables les plus appropriés. Dans ce contexte, les conclusions de la saisine du comité Éthique et Cancer sont très attendues. Il avait été interrogé par une patiente sur le caractère « inéthique » de l’interdiction du cannabis dans un cadre thérapeutique, notamment au regard du principe de non-malfaisance, comparant cette interdiction à « un refus de soins » de la part des autorités. Le comité précise que son analyse portera sur l’intérêt de l’utilisation du cannabis pour soulager la douleur et améliorer la qualité de vie. Le sujet de l’autorisation de l’usage du cannabis à visée thérapeutique reste un débat trop souvent passionné et confiné à une opposition des pro- et des anti-cannabis. Des considérations d’éthique médicale devront être prises en compte dans ce débat sur l’usage médical du cannabis, afin d’assurer une science avec conscience, au carrefour de la déontologie, de la morale et de la connaissance scientifique. Avec pour objectif d’assurer la garantie de la qualité des soins prodigués et la liberté du malade.

http://lecannabiste.com/italie-le-cannabis-medical-pour-tous-ce-27-juillet/

Italie: le Cannabis médical pour tous ce 27 Juillet!

19 juillet 2018

 

Un bond de géant vient d’être accompli par l’Italie en matière de prescription médicale du Cannabis. L’Italie n’interdit déjà pas le commerce du chanvre et du CBD au détail à l’heure actuelle, et le taux maximum de THC autorisé par la loi est de 0.6% de THC dans tous les produits vendus légalement. La petite révolution c’est que dès le 27 Juillet prochain il sera possible de se faire prescrire du Cannabis à usage médical, pour traiter tous les types de douleurs, sans distinction.

 

 

Un décret publié dans la Gazette officielle du 12 Juillet 2018 ne restreint plus les prescriptions de Cannabis médical à aucune pathologie. Auparavant ces prescriptions étaient prévues dans les domaines de l’oncologie ou bien des douleurs neuropathologiques, mais à partir du 27 Juillet 2018 tout change! Le décret simplifie la prescription de médicaments à base de cannabis et établit l’usage du cannabis dans le traitement de la douleur au sens large. Cela signifie également que dorénavant le Cannabis ne sera plus considéré par les médecins comme une thérapie de substitution, mais il pourra être prescrit dans toutes les pathologies qui entraînent une forme de douleur. Le Cannabis médical restera pour le moment cultivé par l’armée Italienne dans son installation militaire de Florence. Le gouvernement annonce que les fleurs de Cannabis seront désormais disponibles dans toutes les pharmacies et se dit en mesure de répondre à une très large demande.

 

Le mot du Cannabiste

 

A l’heure où les procureurs Français qualifient le chanvre et les produits au CBD de ‘stupéfiants’ visiblement il y en à qui avancent à grand pas, et pas très loin de nous. Une évolution considérable et historique en Europe, voyons si l’Italie se transforme en chaos total. Et si cela n’arrive pas, alors que penser d’une prohibition qui ne donne que des résultats négatifs et nous coûte un ‘pognon de dingue’ ? Au regard de ce qui se passe en Italie: comment justifier encore que les patients et les entrepreneurs Français du Cannabis soient traités comme des délinquants et enfermés? Y’a t’il encore un pilote dans l’avion?

http://lecannabiste.com/buzyn-vers-la-legalisation-du-cannabis-medical-fume/

 Mardi 10 juillet 2018

Buzyn: vers la légalisation du Cannabis médical fumé !?

 

La ministre de la santé s’est exprimé au sujet du Cannabis médical au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC info ce matin. Fait totalement inédit: elle a évoqué sans détour la possibilité de légaliser en France les cigarettes de Cannabis a usage médical !

 

Quoi de neuf ?

 

A la sempiternelle question de la légalisation du Cannabis médical la ministre s’est exprimée au sujet du Cannabis médical sous sa forme fumée, ce qui constitue une première.

La ministre a d’abord rappelé l’existence en France de médicaments à base de Cannabis sous la forme de gélules, dont la commercialisation faisait toujours l’objet de négociations avant leur mise sur le marché.

 

Séisme dans 3, 2, 1

 

En ce qui concerne ‘la cigarette de Cannabis’ la ministre a évoqué des recherches en cours dans d’autres pays sans plus de précisions. La ministre serait dans l’attente d’un certain nombre de notes de ses services pour décider sur l’autorisation d’utiliser du Cannabis médical fumé.

 

« Si c’est utile aux citoyens et qu’ils en ont besoin d’un médicament sous forme de cigarettes ou de comprimés nous le ferons. »

 

Boom !

 

La ministre a rappelé au passage qu’il ne s’agissait pas d’un geste en direction des Coffee Shops mais seulement pour le Cannabis médical. Elle s’est déclarée totalement ouverte à cette idée sur le principe, ce qui en soi constitue un véritable changement de paradigme.

 

Le mot du Cannabiste :

 

Il s’agit d’un geste d’ouverture inédit vers une toute nouvelle doctrine en matière d’acceptation du Cannabis médical. Vu sa nature et la nature du corps humain, les modes d’administration du Cannabis par la vaporisation ou la fumée font partie d’une pratique médicale encadrée dans de nombreux pays.

Jusqu’ici la ministre avait totalement verrouillé cet axe de réflexion en se rangeant derrière la politique de santé publique vis-à-vis de la fumée de tabac.

Il s’agit là d’un véritable coup de tonnerre médiatique, de toutes les interventions récentes de la ministre c’est de loin celle qui contenait l’annonce la plus significative pour tous les Cannabistes. 

http://www.liberation.fr/france/2018/05/12/a-lyon-collomb-il-en-connait-pourtant-des-fumeurs_1649645

A Lyon, «Collomb, il en connaît pourtant des fumeurs»

Par Maïté Darnault, Correspondante à Lyon — 12 mai 2018 à 22:00

Pour la 17e édition de la Cannaparade, samedi, les fumeurs lyonnais ont grillé l'hypocrisie du ministre de l'Intérieur quant à la pénalisation de l'usage du cannabis.

Amende forfaitaire

 

Samedi, à l’occasion de la 17e édition de la Cannaparade, les manifestants lyonnais n’ont pas manqué d’étriller le ministre de l’Intérieur, ex-maire de la ville, dont le parti au pouvoir ne semble pas prêt à rompre avec des décennies de prohibition. «Collomb, il en connaît pourtant des fumeurs. Dans la petite équipe qui l’a aidé à devenir maire de Lyon, un certain nombre faisaient tourner des joints en soirée. Quand il a été élu, il nous a laissés organiser en paix l’appel du 18-Joint. Maintenant qu’il est ministre, on attend de lui autre chose que des contraventions. Cette nouvelle amende, on ne voit vraiment pas à quoi ça va servir», juge Jérôme Expuesto, membre du Collectif d’information et de recherche cannabique (Circ) de Lyon.

 

Le gouvernement s’est en effet déclaré favorable à la proposition du député LREM Eric Pouillat d’infliger une amende forfaitaire de 300 euros pour punir l’usage de cannabis. «Une mesurette marginale plutôt qu’une réforme véritable et cohérente afin d’éviter tout procès en laxisme», dénonce le communiqué du Circ. «C’est une connerie de plus, considère Christian Tharel, membre du collectif. Encourager la chasse aux fumeurs, ça ne règle rien. La police et la justice s’en voient déjà pour arrêter les petits et les grands trafiquants, ils ont autre chose à faire.» Sebastian, 23 ans, «étudiant travailleur», partage ce constat: «Cette substance est mal gérée en France, alors qu’elle n’est pas dangereuse pour la société. Rien à voir avec les problèmes liés à l’alcool. Pourtant, pour consommer, on doit accéder à des marchés illégaux.»

Désobéissance civile

 

Les fumeurs en pétard souhaitent promouvoir une chaîne économique viable: «Il faut autoriser l’autoproduction et faciliter la production et la revente, en faisant payer aux producteurs une espèce de patente pour qu’ils puissent fournir une coopérative, avec une certification bio ou garantissant un taux de THC convenable, explique Christian Tharel. C’est ça qui permettra la revente aux particuliers avec un maximum d’informations, de prévention, de réduction des risques. La prohibition empêche de se pencher réellement sur les enjeux de santé publique.»

 

«Nous, on est prêts à payer des taxes, à donner de l’argent à des institutions pour qu’elles gèrent cet accompagnement», affirme en écho Jérôme Expuesto. Une prise en charge devenue plus qu’urgente en matière d’usage thérapeutique, souligne Dominique Loumachi, militant emblématique de cette cause, présent dans la manifestation lyonnaise. «Pour nous les malades, dit l’homme atteint d’une myopathie, la désobéissance civile est un devoir, le devoir de vivre et de lutter contre les associations de malfaiteurs que sont les pharmacopées légales.» Le cortège progresse vers l’hôtel de ville, son terminus. Suite du programme? «Dispersion, tranquillement», dit un habitué de cette marche annuelle. Sourire : «On n’est pas des délinquants.»

Les Gaulois buvaient-ils du vin au cannabis ?

Par Guillet Emmanuel 

le 13.04.2018  

  

Objet d'une exposition à Clermont-Ferrand, les fouilles du site des Montels III à Cébazat ont mis au jour un vase de vin infusé de chanvre au sein d'une tombe. Décryptage de l'importance de cette découverte et de ces pratiques avec Matthieu Poux, professeur d'archéologie à l'université Lyon II.

 https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/les-gaulois-buvaient-ils-du-vin-au-cannabis_123048?xtor=RSS-4

 

L'exposition "Sortie de fouille", présentée du 24 février au 20 mai 2018 au musée Bargoin, montre le résultat des fouilles préventives réalisées en 2015 sur le site de ZAC des Montels III à Cébazat en Auvergne. Parmi les découvertes, statues, tombes de chiens, pressoir à vin, l'exposition met notamment en avant une sépulture contenant une offrande funéraire de vin mêlée de cannabis. L'occasion de revenir sur les rapports entre les gaulois et le vin, avec Matthieu Poux, professeur d'archéologie à l'université Lyon II, directeur des fouilles voisines de l'oppidum de Corent et spécialiste de la thématique du vin antique.

 

Sciences et Avenir : Qu'est-ce qui rend remarquable la découverte de vin mêlé de chanvre au sein d'une sépulture gauloise ?

Matthieu Poux : De manière générale, concernant les vins antiques, les différentes recettes qui nous sont parvenues et les analyses qui ont été menées montrent que pratiquement toutes les plantes aromatiques ont été testées. Parce que le problème de ce vin, c'est qu'il tourne rapidement au vinaigre. Donc pour pouvoir le boire, on y mettait un peu de tout, du plâtre, de l'eau de mer, de l'herbe à chameau, du fenugrec (une plante herbacée, ndlr)... Certaines plantes ont des vertus aseptisantes, qui ralentissent l'effet des bactéries (c'est le cas du fenugrec par exemple). Cet effet désinfectant, aseptisant, peut s'ajouter à un effet simplement aromatique. Parce que c'est agréable d'avoir un vin qui a l'odeur de résine, de thym ou autre…

A l'époque gauloise, le premier usage du chanvre - la plante qui donne le cannabis - est l'usage textile. Mais, compte tenu du nombre d'espèces végétales et d'arômes divers qu'on peut trouver dans le vin, ce n'est pas étonnant qu'on y découvre parfois du chanvre. La recherche de l'effet psychotrope n'est pas prouvée par la seule présence de cette plante. Après, le chanvre, ce n'est pas innocent et peut-être que dans ce cas, les Gaulois recherchaient ces effets-là.

 

Quel rôle avait le vin pour les Gaulois de l'époque ?

Le vin a plusieurs symboliques : ressusciter les morts, se rapprocher des divinités, il est assimilé au sang qui coule dans la guerre, etc... Les boissons alcoolisées sont présentes depuis très longtemps, dès l'âge du bronze, dans les pratiques cérémonielle sous forme d'hydromel, de bière. Les Gaulois n'avaient pas besoin du vin. Mais il apporte une plus value et vient se greffer sur les pratiques anciennes et sur les symboliques liées au sang, au héros, à la mort, etc. Surtout la métaphore du sang, la bière rentrant rarement dans cette métaphore-là.

C'est pour cela qu'on retrouve le vin consommé et mis en scène dans les banquets, sur les sanctuaires, et qu'on en retrouve dans les sépultures. Beaucoup d'amphores sont présentes dans les tombes les plus riches, et chez celles des moins aisés, le vin est plutôt dans des cruches et pichets. Il y a aussi la consommation privée de vin. La fouille de Corent révèle que lors des cérémonies, le breuvage est bu pur par les élites et n'est pas "coupé" avec de l'eau. On ne trouve donc pas sur le sanctuaire, de récipients pour mélanger le vin, comme des cratères ou des situles.... Mais par contre, sur les habitats environnants, dans le cadre privé, les aristocrates le boivent "à la romaine" (donc coupé d'eau).

 

On entend souvent dire que le commerce du vin a joué un rôle dans la "romanisation" de la Gaule, est-ce vrai ?

C'est à nuancer. L'idée qui prévalait jusqu'aux années 1990 était de dire que le vin était le "cheval de Troie" de la "romanisation". C'est-à-dire que, dès lors que les Celtes adoptaient le vin, ils adoptaient le symposium, les manières de table à la romaine, etc… Effectivement, les Gaulois achetaient du vin aux Romains. Mais selon mes recherches, le vin se greffait sur les pratiques indigènes et ne modifiait pas fondamentalement le fonctionnement institutionnel, idéologique, des sociétés gauloises comme on l'a longtemps pensé. Les Gaulois importaient le vin mais pas l'idéologie et les pratiques qui vont avec. Ils l'intégraient à leurs propres rites.

 

 

http://www.slate.fr/story/115991/guerre-contre-la-drogue-nixon-noirs-hippies

 

La guerre contre la drogue de Nixon était un «mensonge» qui visait à casser la communauté noire.

 

 

Repéré par Aude Lorriaux  27.03.2016  

 

Un conseiller de Richard Nixon a affirmé en 1994 à un journaliste du magazine Harper’s que le gouvernement était bien conscient de mentir sur les drogues, les véritables ennemis étant «la gauche pacifiste et les noirs».

 

En 1971, l’ancien président américain Richard Nixon déclara la guerre à la drogue, devenue son «ennemi public numéro 1». Il fut le premier président américain à octroyer des sommes importantes à la lutte contre l’addiction et aux traitements. Mais il se pourrait bien que ces intentions, en mettant très clairement la priorité sur les drogues, aient été moins bonnes qu’elles ne le paraissaient.

 

Un témoignage paru dans le magazine Harper’s d’avril, repéré par le magazine Mic, laisse penser que sa priorité réelle était de stigmatiser les noirs et les hippies et de légitimer une forte répression à leur encontre. Selon John Ehrlichman, un ancien conseiller de Richard Nixon, le discours de la Maison blanche sur la nocivité des drogues n’était que pur «mensonge», un mensonge fait pour pouvoir cibler directement les deux ennemis prioritaires à cette époque du président: les militants africains-américains, qui venaient juste d’arracher des victoires après plusieurs années de lutte pour leurs droits civiques, et les opposants à la guerre du Vietnam, dont certains s’étaient radicalisés au sein du mouvement Weather Underground.

 

«Deux ennemis»

 

Les déclarations de ce conseiller interviennent en 1994, après sa disgrâce et plusieurs mois de prison à la suite du scandale du Watergate. Elles ont été rapportées par Dan Baum, ancien journaliste du New Yorker et contributeur pour Harper’s, dans l’édition du mois d’avril du magazine. Voici ce que déclare le journaliste:

«A cette époque, j’étais en train d’écrire un livre sur la politique anti-drogue. J’ai commencé à poser à Ehrlichman une série de questions candides, à côté de la plaque, qu’il a balayées d’un revers de main. "Vous voulez savoir ce dont il s’agissait?" m’a-t-il demandé sur un ton direct, celui d’un homme qui a été publiquement discrédité, a passé du temps en prison et n’a plus rien à perdre. "L’équipe de campagne de Nixon en 1968, et la Maison blanche par la suite, avaient deux ennemis: la gauche pacifiste et les noirs. Vous voyez ce que je veux dire? Nous savions que nous ne pouvions pas rendre illégal le fait d’être pacifiste ou noir, mais en incitant le grand public à associer les hippies à la marijuana et les Noirs à l’héroïne, puis en criminalisant lourdement les deux produits, nous pouvions casser ces communautés. On pouvait arrêter leurs responsables, fouiller leurs maisons, briser leurs rassemblements et les diaboliser jour après jour dans les JT. Est-ce qu’on savait qu’on mentait à propos des drogues? Bien évidemment."

 

Le crack cent fois plus criminalisé que la cocaïne

 

John Ehrlichman est mort en 1999, il n’est donc pas possible de vérifier ces déclarations, mais selon Mic.com, un certain nombre de faits troublants viennent accréditer cette thèse. Par exemple, les peines de prison ont été considérablement plus élevées pendant des années pour les consommateurs de crack, un dérivé moins cher de la cocaïne, que pour les consommateurs de cocaïne: une personne en possession de 5 grammes de crack écopait de la même peine qu'une personne interceptée avec 500 grammes de cocaïne. Or la cocaïne est un produit de blancs, et le crack, du fait de son prix, était plutôt consommé par les noirs.

 

Les noirs désormais «associés» aux stupéfiants

 

Ce système qualifié par beaucoup de chercheurs de «raciste» a été mis au jour par Michelle Alexander dans son livre  The New Jim Crow, Mass Incarceration In Colorblindness. Voici ce qu’elle en dit dans une interview à Rue89:

 

«Le plan a parfaitement fonctionné. Pendant plus d’une décennie, les toxicos et les dealers blacks ont fait la une de la presse et des journaux télé, changeant subrepticement l’image que nous avions du monde de la dope. Malgré le fait que depuis des décennies, toutes les statistiques montrent que les noirs ne vendent, ni ne consomment plus de drogues que les blancs, le public en est arrivé à associer la couleur noire avec les stupéfiants. A partir du moment où dans cette guerre l’ennemi fut identifié, la vague de répression contre les noirs a pu se déployer.» Ces révélations d’Harper’s viennent renforcer une hypothèse déjà largement étayée par la recherche, dans un contexte de tensions entre autorités policières et militants du mouvement Black lives matters. Et ont aussi accessoirement fait exploser les visites du site Internet du magazine….

http://www.liberation.fr/debats/2018/03/12/l-inefficace-repression-contre-les-drogues-et-la-prostitution_1635614

L’inefficace répression contre les drogues et la prostitution

Par Lilian Mathieu, Sociologue, directeur de recherche au CNRS

12 mars 2018 à 18:26

Paris, décembre 2011: manifestation contre une proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution.

 

La France a choisi de pénaliser les usagers de drogues, les prostituées et leurs clients. Le bilan de cette approche répressive, menée depuis plus de quarante ans, est désolant. Prévenir et accompagner sont les seuls moyens de lutter contre les risques.

 

La « Catastrophe invisible » HISTOIRE SOCIALE DE L'HÉROÏNE (FRANCE, ANNÉES 1950-2000) (Michel Kokoreff,          Anne Coppel,    Michel Peraldi (dir.) aux éditions Amsterdam) n’est pas qu’une sociologie de l’héroïne. Elle présente aussi un dossier à charge contre l’imbécillité meurtrière de la politique française en matière de drogues. Avec 40 000 décès entre 1970 et 2005, le réquisitoire est accablant contre la loi du 31 décembre 1970. Adoptée après 1968 par une droite revancharde et renforcée dans les années 1980 par une gauche démagogue, elle a condamné la toxicomanie à la clandestinité, et favorisé les dérives délinquantes, les empoisonnements aux produits frelatés et des milliers de contaminations par le sida et les hépatites. Combien de pertes humaines a-t-il fallu subir avant que soient adoptées la vente libre des seringues, la réduction des risques, la substitution et les salles de shoot ? Ce bilan désolant devrait mettre en garde devant toute tentation de répondre aux problèmes sociaux par l’intransigeance. Adoptée, elle aussi, avec des froncements de sourcils et des roulements d’épaule, la loi d’avril 2016 «renforçant la lutte contre le système prostitutionnel» pourrait faire concurrence à celle de 1970 en termes de bêtise satisfaite. La lutte contre la drogue s’appuyait sur un double volet pénal (la prison) et médical (l’injonction de soin) pour contraindre à l’abstinence. La politique en matière de prostitution entend viser son abolition, via un double volet pénal (la pénalisation des clients) et social (les «parcours de sortie de la prostitution»).

 

Deux ans après son entrée en vigueur, c’est, plus que sa nocivité, la vacuité de cette politique qui saute aux yeux. La prohibition de l’achat de services sexuels fait sur le territoire l’objet d’une application différenciée, surtout dépendante des sensibilités locales à la visibilité des prostituées, et la police se défend de son indolence répressive en arguant avec bon sens qu’elle a d’autres priorités que verbaliser le queutard à la sortie des camionnettes. L’abrogation du délit de racolage n’a pas suscité le retour des prostituées dans les centres-villes, d’où elles avaient été chassées après son rétablissement en 2003. Qu’elle en frappe l’offre ou la demande, la sanction des transactions sexuelles a toujours le même effet : leur déplacement dans des zones discrètes. Maintenues en périphérie urbaine et en bordure de route, les prostituées peuvent bien hurler en cas d’agression, l’important reste qu’elles n’importunent pas les riverains. Le bilan du volet social de la loi est plus dérisoire encore puisqu’il s’élevait fin 2017 à une trentaine de «parcours de sortie». Sachant que les promoteurs de la loi évaluent les effectifs prostitués à 40 000 personnes, on se dit que l’abolition va prendre un certain temps… Appréciant la réelle «motivation» des personnes à cesser leur activité, le dispositif a tout d’un effet d’aubaine, qui facilite la sortie de celles qui avaient de toute façon décidé de se réinsérer, mais évince les plus fragiles, celles qui ont le plus besoin d’aide mais sont incapables de se projeter dans un avenir à moyen terme. Quant aux titres de séjour promis aux étrangères qui renonceraient à leur activité, ils ont tout l’air d’une sinistre blague quand on sait la réticence des préfectures à les délivrer. Le retour au pays reste le seul horizon prévu, et l’ambition d’abolition de la prostitution dissimule mal une chasse aux migrantes indésirables.

 

 

Vacuité plus que nocivité ? Voire. Certes, en France, la prostitution n’a pas été autant touchée par le sida que dans d’autres pays. C’est en large partie grâce à l’action de santé communautaire menée par des associations dont l’Etat s’acharne aujourd’hui à réduire les moyens. Peu visibles, les conséquences sanitaires de la précarité dans laquelle sont maintenues les prostituées n’en sont pas moins réelles. Réelle aussi, leur exposition aux agressions, dont la fréquence s’accroît à mesure de leur stigmatisation. Alors qu’on célèbre 120 Battements par minute, il faut rappeler qu’Act-Up a toujours fait preuve de pragmatisme lucide dans son refus prohibitionniste, en matière de drogue comme de prostitution. Consommation de stupéfiants et vente de prestations sexuelles ont en commun d’être des conduites régies par la contrainte : celle de l’addiction ou de la détresse économique. Les combattre en les entravant ne conduit pas à leur disparition mais à leur maintien sous des formes plus clandestines et plus dégradées. Qu’elle soit démagogique ou de bonne foi, l’intransigeance coercitive est incapable de comprendre ce paradoxe pourtant fécond : c’est en facilitant les conduites imposées par la nécessité qu’on peut espérer desserrer l’étau de la contrainte et permettre à celles et ceux qui s’y adonnent d’envisager de les réduire, voire de les abandonner. Les féministes favorables à l’adoption de la loi «contre le système prostitutionnel» devraient méditer les leçons historiques d’une autre conduite régie par la nécessité. S’il fallait légaliser l’avortement, ce n’est pas parce que son interdiction empêchait d’y avoir recours. Il était possible, mais dans une clandestinité et une insalubrité qui mettaient en danger la santé, quand ce n’est pas la vie, des femmes qui n’avaient d’autre choix que d’y recourir. La légalisation n’a pas provoqué une explosion du nombre des IVG mais une chute des septicémies et des hémorragies. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, donner des seringues aux héroïnomanes et des préservatifs aux prostituées, améliorer leurs conditions de vie sans exiger qu’ils ou elles renoncent immédiatement à leur conduite, reconnaître leur autonomie sans prétendre exercer de tutelle sur leur existence… sont les meilleurs moyens de leur laisser entrevoir la possibilité d’un avenir autre, éventuellement sans drogue ou loin des trottoirs.

https://www.lematin.ch/sports/basketball/85-joueurs-nba-fument-marijuana/story/18198617 

«85% DES JOUEURS NBA FUMENT DE LA MARIJUANA»  21/04/2018.

 

Kenyon Martin, numéro 1 de la draft en 2000, a effectué des révélations détonantes cette semaines.

 

L'ancien basketteur Kenyon Martin a déclaré cette semaine dans une interview accordée au Bleacher Report qu'il estimait que 85% des joueurs NBA étaient des consommateurs de marijuana. Récemment, Thabo Sefolosha a été suspendu pour une raison inconnue, mais qui serait très vraisemblablement liée à la consommation de cette substance.

Martellus Bennett, un ancien joueur de NFL (football américain) a lui estimé, toujours dans le Bleacher Report, qu'un nombre encore plus élevé de ses collègues fumaient de la marijuana, les blessures et la douleur physique étant plus présentes dans le foot américain qu'en basket.

La marijuana est pourtant interdite en NBA et en NFL, un contrôle positif menant à une suspension et à une amende, même dans les états où la marijuana est légale. Selon John Moffitt, ancien joueur de NFL, des tests seraient effectués seulement une fois par année.

Matt Barnes, ancien joueur NBA (à la retraite depuis une année), avoue qu'il a fumé avant les matches tout au long de sa carrière longue de quatorze ans. Il a ajouté que le monde de la NBA était hypocrite à ce sujet. «Les présidents, les managers, les entraîneurs fument. Cela va plus loin que vous le pensez. Certaines des personnes qui prononcent les suspensions sont elles-mêmes fumeuses...» a déclaré Barnes.

Shaun Smith, ancien joueur de NFL, a expliqué qu'il fumait «deux joints avant chaque match» durant ses dix ans passés dans la ligue. «Tout le monde le fait, surtout pour atténuer les douleurs.» (Le Matin)

J’ADHÈRE MAINTENANT !
J’ADHÈRE MAINTENANT !

"Cannabis Circus"

l'émission radiophonique

du CIRC Lyon

sur Radio Canut

102.2 FM

les lundis soirs

de 21h à 22h

EN DIRECT

CIRC TV

la télé du CIRC

 

Diffusion interrompue par YouTube depuis le 23/04

L'actu du CIRC Lyon et du cannabis sur Facebook

 

CIRC Fédé

CIRC Centre